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Arithmetique Dans Z

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2 Baccalauréat
Scientifique

ARITHMÉTIQUES DANS Z

Réalisé par : Pr. Yassine Aouami

Version étudiant(e)

* Pour plus de documents, veuillez visiter notre page G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z
Contenu du chapitre

• Arithmétiques dans Z

• Les nombres premiers . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3


1- Nombre premier . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
2- Théorème fondamental de l‛arithmétique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
3- PGCD et PPCM . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4

• Les nombres premiers entre eux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5


1- Deux nombres premiers entre eux . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
2- Théorème de Bézout . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 5
3- Théorème de Gauss . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6

4- Équation de type ax + by = c . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 7

• Congruence . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1- Congruence modulo n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8

2- Équation de type ax ≡ b[n] . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9


3- Congruence modulo un premier p . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
4- Petit théorème de Fermat . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10
5- Classe d‛équivalence modulo n . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 11
6- Opérations dans Z/nZ . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12

Pr. Yassine Aouami 2 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z
Connaître le cours

I- Les nombres premiers

1- Nombre premier

Définition

On dit qu‛un entier relatif a est un nombre premier si :


1. |a| ̸= 1.
2. Les seuls diviseurs de a sont : 1, –1, a et –a.

Remarques

⋄ 0 et 1 ne sont pas des nombres premiers.


⋄ a est premier si et seulement si –a est premier.
⋄ Tout entier strictement supérieur à 2 est un nombre impair.

D‛après la deuxième remarque ci-dessus, on restreindra à l‛étude des nombres premiers dans l‛ensemble
N.

Propriété

1. Tout entier naturel n strictement supérieure à 1 admet au moins un diviseur premier.


2. Il existe une infinité de nombres premiers.

3. Si n n‛est pas premier, alors il admet un diviseur premier p tel que : 2 ≤ p ≤ n.

Remarques

⋄ En pratique, on utilise la contraposée de la troisième propriété, pour démontrer qu‛un entier n


est premier.
En effet,
√ si n n‛admet pas aucun diviseur parmi les nombres premiers successifs (2, 3, 5, 7, ...)
jusqu‛à n, alors n est un nombre premier.

Applications

Parmi les nombres entiers ci-dessous, déterminer ceux qui sont premiers :

1. a = 127 . 3. c = –641.
2. b = 283. 4. d = –271.

2- Théorème fondamental de l‛arithmétique

Théorème

Tout entier naturel n strictement supérieur à 1, s‛écrit d‛une façon unique en produit de facteurs
premiers, sous la forme :
αk
n = pα α2 α3
1 × p2 × p3 × ...pk
1

où p1 , p2 , ..., pk sont des nombres premiers distincts et α1 , α2 , ..., αk sont des entiers naturels.

Pr. Yassine Aouami 3 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z 2021 • 2022

Applications

Décomposer en produit de facteurs premiers les nombres suivants :

1. 224. 2. 1753. 3. –1044.

Propriété

Soit n un entier strictement supérieur à 1 dont la décomposition en produit de facteurs premiers est :
α
n = pα α2 α3
1 × p2 × p3 × · · · × pk
1 k

Alors on a :
β β β β
1. Tout diviseur d de n a pour décomposition : d = p1 1 × p2 2 × p3 3 × ... × pk k
{ }
avec 0 ≤ βi ≤ αi pour tout i ∈ 1, 2, . . . , k .
γ γ γ γ
2. Tout multiple M de n a pour décomposition : M = p11 × p22 × p33 × · · · × pkk × X
{ }
avec 0 ≤ αi ≤ γi pour tout i ∈ 1, 2, . . . , k et X est un produit de facteurs premiers tous
différents à pi .

Remarques
( )( ) ( )
⋄ le nombre de diviseurs positifs de n est : α1 + 1 α2 + 1 . . . αk + 1 .

Applications

1. Décomposer 224 en produit de facteurs premiers et déduire le nombre de ses diviseurs naturels.
2. Soit n ∈ N, on pose A = 2n × 32n . Déterminer n, sachant que A a 15 diviseurs.

3- PGCD et PPCM

Propriété

Soit a et b deux entiers naturels non nuls, leur décomposition en produit de facteurs premiers :
α β
a = pα α2 α3
1 × p2 × p3 × · · · × pk
1 k
et b = pβ1 1 × pβ2 2 × pβ3 3 × · · · × pk k
γ γ γ γ
1. Le plus grand commun diviseur de a et b est : d = p11 × p22 × p33 × · · · × pkk
( ) { }
avec γi = inf αi ; βi pour tout i ∈ 1, 2, . . . , k .
′ ′ ′ ′
γ γ γ γ
2. Le plus petit commun multiple de a et b est : M = p11 × p22 × p33 × · · · × pkk
′ ( ) { }
avec γi = max αi ; βi pour tout i ∈ 1, 2, . . . , k .

Applications

On pose a = 27 × 53 et b = –78.
1. Décomposer b en produit de facteurs premiers .
2. Déterminer a ∧ b et a ∨ b.

Pr. Yassine Aouami 4 G X-Mathématiques


2021 • 2022 Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z

II- Les nombres premiers entre eux

1- Deux nombres premiers entre eux

Définition

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls. On dit que a et b sont premiers entre eux si a ∧ b = 1.

Propriété

1. Si a et b sont deux nombres premiers distincts, alors a ∧ b = 1.


2. Tout nombre premier est premier avec tous les entiers qu‛il ne divise pas.

Théorème

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et d un diviseur commun à a et b.


 ′
( ( ) )  a = da
′ ′
a ∧ b = d ⇐⇒ ∃ a ; b ∈ Z 2
b = db′
 ′
a ∧ b′ = 1

2- Théorème de Bézout

Théorème (1)

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls et d un diviseur commun à a et b.


( )
a ∧ b = d ⇒ ∃(u; v) ∈ Z2 au + bv = d

Remarques

⋄ Le couple (u; v) n‛est pas unique.


⋄ Si
( d = av + bu, alors on n‛a pas forcement d = a)∧ b.
on a 8 × (–2) + 3 × (1) = 19 mais 8 ∧ 3 = 1 ̸= 19
⋄ Par l‛algorithme d‛Euclide, on peut trouver les coefficients de Bézout u et v.

Exemples

( )
1. Déterminons le PGCD 140; –38 :

D‛abord, on sait que 140 ∧ –38 = 140 ∧ 38, Donc on pose A = 140 et B = 38.

(L1 ) A = B × 3 + 26
(L2 ) B = 26 × 1 + 12
(L3 ) 26 = 12 × 2 + 2
(L4 ) 12 = 2 × 6 + 0

Comme 2 est le dernier reste non nul, donc 140 ∧ –38 = 2.

Pr. Yassine Aouami 5 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z 2021 • 2022

2. Déterminons deux entiers u et v tels que 140u – 38v = 2 :

En utilisant les divisions précédentes, on écrit les restes en fonction de A et B de (L1 ) à (L3 ).

(L1 ) −→ 26 = A – B × 3 ( )
(L2 ) −→ 12 = B – 26 × 1 = B( – A – )3B ( × 1 = )4B – A
(L3 ) −→ 2 = 26 – 12 × 2 = A – 3B – 4B – A × 2 = 3A – 11B

Ainsi 140 × (3) – 38 × (11) = 2

Théorème (2)

Soit a et b deux entiers relatifs non nuls .


( )
a ∧ b = 1 ⇐⇒ (∃(u; v) ∈ Z2 au + bv = 1

Applications

Soit n ∈ N. Montrer que a et b sont premiers entre eux dans chacun des cas suivants :
1. a = n + 1 et b = n.
2. a = 2n + 5 et b = n + 2.
3. a = 2n + 5 et b = n + 3.
4. a = 2n + 5 et b = 5n + 13.

3- Théorème de Gauss

Théorème (1)

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls.


{
a divise bc
⇒ a divise c
a∧b=1

Remarques

⋄ La condition a ∧ b = 1 est nécessaire : On a 15 divise 30 et 30 = 3 × 10, mais 15 ne divise ni 3, ni 10.

Théorème (2)

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls.



 a divise c
b divise c ⇒ ab divise c

a∧b=1

Applications

1. Soit a et b deux entiers tels que : 43a + 71b = 0.


a. Montrer que 43 divise b.
b. Montrer que 71 divise a.
2. On pose A = 129286.
a. Montrer que 13 et 71 divisent A – 1.
b. En déduire le reste de la division euclidienne de A par 221.

Pr. Yassine Aouami 6 G X-Mathématiques


2021 • 2022 Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z

Propriété

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls.


{
a∧b=1
⇐⇒ a ∧ bc = 1.
a∧c=1

4- Équation de type ax + by = c

Définition

Soit a, b et c trois entiers relatifs.


Tout équation à deux inconnues entiers x et y de la forme ax + by = c est appelée équation diophan-
tienne linéaire.

Théorème

Soit a, b et c trois entiers relatifs et d = a ∧ b.


L‛équation ax + by = c admet une solution dans Z2 si et seulement si d divise c.

Exemples

On considère dans Z2 l‛équation suivante (E) : 9x + 15y = 6


1. Montrons que (E) admet des solutions dans Z2 :
( )
On a 9 ∧ 15 = 3 3 ∧ 5 = 3 × 1 = 3 et 3 divise 6, donc l‛équation (E) possède des solutions dans Z2 .
2. Déterminons une solution particulière de (E) :

Cela revient à trouver un couple (x0 ; y0 ) ∈ Z2 tel que 9x0 + 15y0 = 3. En appliquant l‛algorithme
d‛Euclide à A = 15 et B = 9, on obtient :

A=B×1+ 6 ⇒ 6 =A–B ( )
B=6×1+ 3 ⇒ 3 = B – 6 = B – A – B = 2B – A
6=3×2+0
Ainsi 9 × (2) + 15 × (–1) = 3
En multipliant par 2, il vient : 9 × (4) + 15 × (–2) = 6
D‛où le couple (4; –2) est une solution particulière de l‛équation (E).
3. Cherchons toutes les solutions de l‛équation (E) :
Soit (x; y) ∈ Z2 tels que : 9x + 15y = 3, et d‛après le résultat précédent, on a : 9x0 + 15y0 = 6

En soustrayant ces deux égalités, on obtient :


( ) ( ) ( ) ( )
9 x – x0 + 15 y – y0 = 0 ⇐⇒ 9 x – x0 = –15 y – y0
( ) ( )
⇐⇒ 3 x – x0 = –5 y – y0 (∗)
( )
Comme 3 ∧ –5 = 1, et d‛après le théorème de Gauss 3 divise y – y0 . Donc y = 3k + y0 = 3k – 2, où
k ∈ Z.
( )
En substituant y – y0 par 3k dans (∗), on obtient : x = –5k + 4.( )
On en déduit que toutes les solutions de (E) sont de la forme : – 5k + 4; 3k – 2 , avec k ∈ Z.
( )
Réciproquement, On vérifier facilement que les couples de la forme – 5k + 4; 3k – 2 , avec k ∈ Z sont
tous les solutions de (E). En effet
( ) ( )
9 – 5k + 4 + 15 3k – 2 = –45k + 36 + 45k – 30 = 6
{( ) }
L‛ensemble des solutions de l‛équation (E) est : S = – 5k + 4; 3k – 2 , k ∈ Z

Pr. Yassine Aouami 7 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z 2021 • 2022

Corollaire

Soit a, b et c trois entiers relatifs


L‛équation ax + by = 1 admet une solution dans Z2 si et seulement si a ∧ b = 1.

III- Congruence

1- Congruence modulo n

Définition

Soit (a; b) ∈ (Z)2 et n ∈ N∗ .


On dit que a est congru à b modulo n si n divise a – b, et on note a ≡ b[n].

Remarques

⋄ D‛après la définition, on a une autre formulation :


( )
a ≡ b[n] ⇐⇒ n|(a – b) ⇐⇒ ∃k ∈ Z a = kn + b

Conséquences

Soit (a; b) ∈ (Z)2 , r ∈ N et n ∈ N∗ .


1. a ≡ b[n] ⇐⇒ a et b ont même reste dans la division euclidienne par n.
{
a ≡ r[n]
2. ⇐⇒ r est le reste de la division euclidienne de a par n.
0≤r n

3. a ≡ 0[n] ⇐⇒ n/a.

Propriété (1)

Soit (a; b; c) ∈ (Z)3 et n ∈ N∗ .


1. Réflexivité : a ≡ a[n].
2. Symétrie : a ≡ b[n] ⇐⇒ b ≡ a[n].
{
a ≡ b[n]
3. Transitivité : ⇒ a ≡ c[n].
b ≡ c[n]
On dit que la congruence est une relation d‛équivalence.

Propriété (2)

Soit (a; b; c; d) ∈ (Z)4 et n ∈ N∗ .


{
a ≡ b[n]
1. ⇒ a + c ≡ b + d[n].
c ≡ d[n]
{
a ≡ b[n]
2. ⇒ a – c ≡ b – d[n].
c ≡ d[n]
{
a ≡ b[n]
3. ⇒ a × c ≡ b × d[n].
c ≡ d[n]
4. a ≡ b[n] ⇒ (∀x ∈ N) ax ≡ bx [n].
5. a ≡ b[n] ⇒ (∀x ∈ N) ax ≡ bx[n].

Pr. Yassine Aouami 8 G X-Mathématiques


2021 • 2022 Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z

Applications

1. Déterminer le reste de la division euclidienne de –3000 par 13.


2. Trouver les restes de de la division euclidienne par 7 des nombres ci-dessous :

69 ; 2912 ; (–8)45 ; (–3)10

3. a. Montrer que : 5817 ≡ 44[251].


b. En déduire que –5817 ≡ 207[251].
4. Montrer que : 155 – 35 ≡ 0[12] et 910 – 510 ≡ [7].
5. Montrer que pour tout entier naturel n, 54n – 1 est divisible par 13.
6. Montrer que pour tout entier naturel n, 52n – 14n est divisible par 11.

D‛après les propriétés et les théorèmes précédents, on a les résultats suivants :

Conséquences

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls, et n et m deux entiers naturels non nuls.
[ n ]
1. ab ≡ ac[n] ⇐⇒ b ≡ c .
a∧n
{
ab ≡ ac[n]
2. ⇒ b ≡ c[n].
a∧n=1
{
a ≡ b[n]
3. ⇒ a ≡ b[m].
m divise n

2- Équation de type ax ≡ b[n]

Théorème

Soit a et b deux entiers relatifs et n un entier naturel non nul .


L‛équation ax ≡ b[n] admet une solution si et seulement si a ∧ n divise b.

Remarques

⋄ ax ≡ b[n] ⇐⇒ ax + kn = b, où k ∈ Z.

Corollaire

Soit a un entier relatif et n un entier naturel non nul .


L‛équation ax ≡ 1[n] admet une solution si et seulement si a ∧ n = 1.

Applications

Résoudre dans Z les équations ci-dessous :


1. 8x ≡ 16[14].
2. 9x ≡ 7[8].
3. 15x ≡ 25[10].

Pr. Yassine Aouami 9 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z 2021 • 2022

3- Congruence modulo un premier p

Propriété

Soit a, b et c trois entiers relatifs non nuls, et p un nombre premier.


1. ab ≡ 0[p] ⇒ a ≡ 0[p] ou b ≡ 0[p].
2. a2 ≡ b2 [p] ⇒ a ≡ b[p] ou a ≡ –b[p].
{
ab ≡ 0[p]
3. ⇒ b ≡ 0[p].
p ne divise pas a
{
ab ≡ ac[p]
4. ⇒ b ≡ c[p].
p ne divise pas a
.

Théorème

Soit a un entier relatif et p un nombre premier .


( )
p ne divise pas a ⇐⇒ ∃ x ∈ Z ax ≡ 1[p]

Applications

Résoudre dans Z les équations ci-dessous :


1. 3x ≡ 1[11].
2. 4x ≡ 5[7].

4- Petit théorème de Fermat

Théorème (1)

Soit p un nombre premier et a un entier relatif non nul.


{
p est premier
⇒ ap–1 ≡ 1[p]
p ne divise pas a

Applications

1. Montrer que 510 – 1 est divisible par 11.


2. Montrer que : 230 – 1 ≡ 0[17].
3. Soit n ∈ N. Montrer que : 36n ≡ 1[7].

Théorème (2)

Soit a un entier relatif . ( )


p est premier ⇒ ∀a ∈ Z ap ≡ a[p]

Applications

Soit n ∈ Z∗ .
1. Montrer que n7 – n est divisible par n3 – n.
2. En déduire que n7 – n est divisible par 21.

Pr. Yassine Aouami 10 G X-Mathématiques


2021 • 2022 Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z

5- Classe d‛équivalence modulo n

Définition

Soit a ∈ Z et n ∈ N∗ .
L‛ensemble des entiers congrus à a modulo n est appelé classe d‛équivalence modulo n et on le note a.
{ }
a = x ∈ Z/ x ≡ a[n]

Remarques

⋄ Soit r le reste de la division euclidienne de a par n, on a :


x ∈ a ⇐⇒ x ≡ a[n] ⇐⇒ x ≡ r[n]
{ }
On dit encore que a est l‛ensemble des entiers qu‛ont le même reste r ∈ 0, 1, 2, . . . , n – 1 de la
division euclidienne de a par n.
Donc on obtient exactement n classes d‛équivalences distinctes : 0, 1, 2,· · · , n – 1. Ces classes
forment une partition de Z.
{ }
⋄ Si n = 1, on a alors : 0 = k / k ∈ Z = Z.
⋄ Si n = 2, on a alors :
{ }
• 0 = 2k / k ∈ Z .
{ }
• 1 = 2k + 1 / k ∈ Z .
Donc Z = 0 ∪ 1.
⋄ Si n = 3, on a alors :
{ }
• 0 = 3k / k ∈ Z .
{ }
• 1 = 3k + 1 / k ∈ Z .
{ }
• 2 = 3k + 2 / k ∈ Z .
Donc Z = 0 ∪ 1 ∪ 2.

Propriété

Soit n ∈ N∗ .
1. Z = 0 ∪ 1 ∪ 2 ∪ · · · ∪ n – 1.
{ }
2. Z/nZ= 0; 1; 2; . . . ; n – 1 .
( )
3. Card Z/nZ = n.

6- Opérations dans Z/nZ

Définition

Soit n ∈ N∗ . On munit Z/nZ de deux opérations : l‛addition et la multiplication.


( ) ( )2
1. ∀ a; b ∈ Z/nZ a + b = a + b.
( ) ( )2
2. ∀ a; b ∈ Z/nZ a × b = a × b.

Pr. Yassine Aouami 11 G X-Mathématiques


Chapitre 10 • Arithmétiques dans Z 2021 • 2022

Applications

1. Calculer dans Z/4Z : 4 + 5 et 8 × 2.


2. Résoudre dans Z/5Z l‛équation suivante : 4x – 3 = 0.
3. Résoudre dans Z/6Z l‛équation suivante : 2x2 + x + 3 = 0.
{
( )2 5x – y = 0
4. Résoudre dans Z/7Z le système suivant : .
3y – 2x = 1

Pr. Yassine Aouami 12 G X-Mathématiques

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