Touchi Wahiba
Touchi Wahiba
Touchi Wahiba
« HOUARI BOUMEDIENE »
Mémoire
en Sciences de la Nature
Sujet :
Notre travail a été effectué au niveau de la réserve naturelle de Réghaïa, il porte sur l’étude
de la communauté d’Aranéides épigés (Arthropodes, Arachnides), leur écologie, ainsi que
leur distribution dans les différents biotopes en fonction d’un gradient d’humidité du sol de
quatre stations choisies à partir du bord du lac et perpendiculairement par rapport à la rive est.
Dans notre travail, le matériel et les méthodes utilisés sont résumés en trois études essentielles :
l’étude biologique qui correspond au matériel obtenu par le piégeage et la récolte, l’étude
pédologique qui correspond à l’étude de la composition du sol où vivent les animaux
échantillonnés, elle est mensuel pour l’humidité et saisonnière pour les autres facteurs, et
l’étude synécologique qui analyse nos résultats.
Le taux maximal d’humidité du sol est trouvé au niveau de la station 1, et le taux minimal à la
station 2. L’analyse saisonnière des paramètres physicochimiques du sol des quatre stations
d’étude montre que nos stations sont de nature limono-argileuse, limono-sableuse ou limono-
argileuse sableuse. Elle montre aussi une variation des taux de la matière organique, du calcaire
total, du pH, et de la conductivité en fonction des saisons.
Notre compagne d’échantillonnage durant l’année 2008-2009 révèle la récolte de 820
individus, dont 475 mâles adultes, 151 femelles adultes et 194 juvéniles. Cet effectif est
réparti dans 14 familles, 31 genres et 52 espèces. La famille des Gnaphosidae est la plus
diversifiée avec 18 espèces.
L’étude de la diversité spécifique indique une grande valeur au niveau du centre du gradient
d’humidité du sol, et une faible diversité au niveau des deux extrêmes. Ces résultats sont
confirmés par l’étude synécologique qui se fait par différents tests statistiques.
L’étude de la phénologie des espèces étudiées a montré que chaque espèce présente une
phénologie différente des autres. L’abondance des mâles est plus grande que celle des
femelles, alors que les femelles sont plus actives que les mâles. Nous avons enregistré sept
périodes d’activité et deux périodes de reproduction durant l’année d’étude.
L’humidité du sol est sans doute prépondérante pour la distribution à petite échelle des
araignées mais dans certains cas la nature de la végétation est plus importante que le degré
d’humidité de l’habitat. La réalité de ce phénomène a déjà été démontrée pour certaines
espèces d’araignées. Il n’est pas possible d’étudier séparément et de manière plus approfondie
l’influence de la végétation et de l’humidité du sol puisqu’il ya une corrélation significative
entre cette dernière et la densité du couvert végétal.
qui n’a jamais hésité à tout moment de me guider par ses nombreuses suggestions, l’intérêt
constant qu’elle a porté à mon travail ainsi que sa disponibilité malgré ses multiples
occupations.
ϊa pour leur
Je remercie tous ceux qui travaillent dans la réserve naturelle de Régha
Je remercie les services de l’O.N.M, l’A.N.R.H., ainsi que l’I.N.S.D de m’avoir donné toutes
À mes douces grandes mères, mes tantes et mon adorable oncle Omar.
À la mémoire de mes grands pères, que Dieu les accueils en sont vaste
Paradis.
Introduction…………………………………………………………………………………………... 1
Conclusion……………………………………………………………………………………………. 65
Bibliographie…………………………………………………………………………………………. 66
Annexe………………………………………………………………………………………………… 74
Introduction
Les zones humides sont des biotopes très diversifiés qui offrent des niches écologiques
variées et favorables à la survie de différentes espèces animales et végétales. La région de
Réghaïa, qui est inscrite depuis 2002 sur la liste de la convention de RAMSAR est parmi les
zones humides Algériennes d’importance internationale. Pour sa diversité importante, elle a
fait l’objet de nombreuses recherches : Akli (1988), Chebli (1971), Ledant et al. (1979, 1981),
Boukhalfa (1991), Benhabiles et Derrahi (2006), Beleh et Sakhri (2008).
Cette diversité est liée aux facteurs biotiques et abiotiques qui régissent la distribution des
espèces selon leurs exigences, ceci est aperçu chez toutes les espèces des différents biotopes.
Dans les zones humides, le facteur du milieu le plus caractéristique est celui de l’humidité.
Cette dernière peut influencer toutes les communautés animales et végétales, surtout celles qui
sont en relation avec le sol.
Les Aranéides, qui font partie de la faune du sol épigée sont les plus diversifiés au sein
de la classe des Arachnides, ils comptent plus de 34000 espèces différentes (Miller et Harley,
1999).
Les Aranéides, en raison de leur grande diversité et de leur importance écologique dans
l’équilibre des écosystèmes, ont fait l’objet de recherche écologique et systématiques de
différents écosystèmes en Algérie : Bosmans (1985a,b, 1986, 1991a,b, 2001), Bosmans et
Abrous (1990,1992), Bosmans et Beladjal (1989, 1991), Bosmans et Bouragba (1992),
Bosmans et Chergui (1993), Bosmans et Desmet (1993), Beladjal et Bosmans (1997).
1
Chapitre I Description du milieu d’étude
2
Chapitre I Description du milieu d’étude
Par son histoire, en tant que vestige d’une ancienne région marécageuse renfermant de
rares complexes d’écosystèmes riches, variés et spécifiques aux zones humides, le marais
côtier de Réghaïa est le témoin vivant d’une immense étendue marécageuse qui a depuis
longtemps disparue sous l’effet conjugué du drainage et des mises en culture. Il maintient à
ce jour une partie des complexes d’écosystèmes qui résulte de la transformation des
écosystèmes riches et variés à des agro systèmes modernes et économiquement plus
rentables au détriments d’un équilibre biologique meilleur (Fig.2).
L’interaction de la mer et des eaux au niveau de la réserve naturelle du lac de Réghaïa se
traduit par une grande diversité des milieux, elle se compose d’un ensemble d’écosystèmes
complémentaires et interactifs de type continental et marin. la diversité attestée par la
richesse spécifique mesurée par le nombre d’espèces identifiées dénote la complexité des
écosystèmes (marécageux, lacustre, forestier, dunaire et marin).
Elle présente une diversité d’habitats qui se traduit par une richesse faunistique et
floristique.
Par sa situation géographique face à la Camargue et à mi-chemin des voix migratoires
classiques de Gibraltar et du détroit Sicilo-Tunisien, cette réserve naturelle est un lieu de
passage et de reproduction très important pour les oiseaux migrateurs.
De part sa situation, face à la mer Méditerranée cette réserve naturelle est une zone de
frayère pour de nombreuses espèces marines.
C’est une réserve d’eau douce importante pour la recharge de la nappe et l’irrigation
(superficie irriguée est de 2733 ha, avec un volume de distribution de 4 à 6 millions de
mètres cubes).
Par sa situation géographique proche des grands ensembles universitaires (Alger, Blida,
Tizi ouzou), la réserve naturelle de Réghaïa de tous temps, suscite la curiosité et l’intérêt
des scientifiques et des chercheurs. De nombreux dénombrements ont été effectués par les
ornithologues tels que Ledant et al. (1979).
En plus des classes vertes et du tourisme écologique, cette réserve naturelle reçoit sur sa
plage d’el Kadous, l’une des plus belles de la côte algéroise des milliers d’estivants.
La petite Ile Agueli fait face au marais à 1Km en mer, permet des échanges du point de vue
ornithologique, notamment pour les Lapidés et les grands Cormorans (le Martinet noir).
L’inscription du lac dans la convention de RAMSAR qui a adopté une optique plus large
pour déterminer quelles zones humides peuvent être placées sous son égide. Ainsi, elle les
définit comme étant des étendues de marais, de fagnes, de tourbières ou d’eaux naturelles
ou artificielles, permanentes ou temporaires, où l’eau est stagnante ou courante, douce,
saumâtre ou salée, y compris des étendues d’eau marine dont la profondeur à marée basse
n’excède pas 6 m.
3
Chapitre I Description du milieu d’étude
Dans ce cadre, en Juin 2003 la zone humide du lac de Réghaïa est classée sur la liste
RAMSAR des zones humides d’importance internationale en remplissant les critères de
classification RAMSAR (Tab.1, Annexe). La nécessité de conservation de la zone humide de
Réghaïa par son classement en réserve naturelle est devenue de plus en plus impérieuse afin
d’assurer une utilisation durable et une gestion plus rationnelle de cette biodiversité.
En rappelant qu’en Algérie, ce n’est qu’avec l’adhésion à la convention de RAMSAR en
1983, qu’une prise de conscience globale s’installa et 48 zones humides Algériennes furent
inscrites sur la liste de RAMSAR.
4
Chapitre I Description du milieu d’étude
marécageuses de l’aval, de l’amont et sur la rive est du lac, elles servent de refuge pour les
oiseaux.
I-3-2 - Topographie :
Le bassin de Réghaïa est délimité par les berges d’une hauteur de 3 à 5 m au dessus du lac, il
accumule les eaux fluviales issues du bassin versant, l’un à l’est, actuellement occupé par le
centre cynégétique et la station de pompage, l’autre à l’ouest, occupé par des terrains agricoles
et les eaux de source (d’origine souterraine) drainées en surface à partir de la berge droite en
aval du lac.
Le cordon dunaire se situe en aval du lac à une altitude de 5 à 6 m et représente une limite
étanche à la sortie des eaux de l’oued Réghaïa (Chebli, 1971).
5
Chapitre I Description du milieu d’étude
I-3-3 - Climatologie :
C’est l’étude des échanges énergétiques et hydriques entre la surface de la terre et
l’atmosphère combinée avec les fréquences et la succession d’évènements météorologiques
dont l’action influe directement ou indirectement sur l’existence des êtres qui y sont soumis
(climatologie appliquée surtout bioclimatologie) (Hufty, 2001).
Le climat est un facteur important dans la vie et l’évolution d’un écosystème (Dajoz, 2000).
Pour étudier le climat de notre région d’étude, nous nous référons aux données météorologiques
fournis par l’Office National de la Météorologie (O.N.M) de Dar El Beïda. Malheureusement,
ce dernier ne nous fournis pas les données de la période durant la quelle nous avons fait notre
étude. Nous avons tenu compte, donc des données les plus récentes, à savoir, entre 1996 et
2005.
Tableau 2 : Moyennes des températures minimales (m) et maximales (M) de notre région d’étude
exprimées en (°C) entre l’année 1996 -2005, (O.N.M, 2008).
Mois Jan Fèv Mar Avr Mai Jui Juit Aout Sept Oct Nov Dec
M (°C) 17.18 18.66 21.14 22.6 25.44 29.37 31.67 30.57 30.8 27.41 21.6 19.18
m (°C) 6.06 5.39 7.03 8.6 12.61 16.43 18.96 20.48 17.6 15.15 9.54 7.29
T (M+m)/2 11.62 12.02 14.08 15.61 19.02 22.9 25.32 25.52 24.2 16.28 15.57 13.23
D’après le tableau 2, la température moyenne minimale est enregistrée au mois de février (5.39°C)
qui représente la saison hivernale, et la température moyenne maximale au mois de juillet
(31.67°C) qui représente la saison estivale.
Tableau 3 : Moyennes des précipitations (P) exprimées en millimètres entre l’année 1996-2005,
(O.N.M, 2008).
Mois Jan Fèv Mar Avr Mai Jui Juit Aout Sept Oct Nov Dec
P (mm) 92.4 75.4 45 64.1 46.1 7.2 2 16.5 24.7 44.3 93 87
Les précipitations des dix dernières années confirment toujours le même régime
pluviométrique qui se reproduit, elles représentent toujours un taux maximum en hiver
(249.4mm) qui est doux et humide et un taux minimum en été (25.5mm) qui est chaud et sec.
6
Chapitre I Description du milieu d’étude
Le régime pluviométrique est de type : Hiver. Automne. Printemps. Eté (H. A. P. E), (Fig.3).
Précipitation (mm)
250
200
150
P (mm)
100
50 Précipitation (mm)
0
Hiver Eté
SAISONS
Avec : T= (M+m)/2
Tableau 4 : Moyennes des températures (T=M+m /2) et des précipitations (P) recueillis par
la région de Réghaïa entre l’année 1996 -2005, (O.N.M, 2008).
Mois Jan Fèv Mar Avr Mai Jui Juit Aout Sept Oct Nov Dec
M (°C) 17.18 18.66 21.14 22.6 25.44 29.37 31.67 30.57 30.8 27.41 21.6 19.18
m (°C) 6.06 5.39 7.03 8.6 12.61 16.43 18.96 20.48 17.6 15.15 9.54 7.29
T (M+m)/2 11.62 12.02 14.08 15.61 19.02 22.9 25.32 25.52 24.2 16.28 15.57 13.23
P (mm) 92.4 75.4 45 64.1 46.1 7.2 2 16.5 24.7 44.3 93 87
Pour construire le diagramme ombrothermique, on porte sur un graphique en abscisse les mois
de l’année, et en ordonnées, à droite, les précipitations en (mm) et à gauche les températures
en (°C) à une échelle de ½ par rapport à celui des précipitations ; on trace alors les courbes
thermiques et ombriques.
7
Chapitre I Description du milieu d’étude
Les points d’intersections des deux courbes, pluviométrique et thermique délimitent la durée
de la saison sèche lorsque ≤P 2T, et quand P≥ 2T, c’est la saison humide qui s’installe
(Fig.4).
55 110
M+m/2 (C°) P (mm)
50 M+m/2 P 100
45 90
40 80
35 70
30
Période Période 60
25 humide humide 50
20 40
15
Période sèche 30
10 20
5 10
0 0
Mois
Q 2 = 2000P
M2-m2
8
Chapitre I Description du milieu d’étude
9
Chapitre I Description du milieu d’étude
L’évaporation est à son maximum durant les mois d’été (141.4mm) au mois d’aout et à son
minimum durant les mois d’hiver (52.2mm) en février (Fig.6), elle augmente avec la
température.
Evaporation (mm)
150
100
Evaporation(mm)
50
aut
oct
jui
jut
nov
déc
avr
fev
sept
jan
mai
mar
I-3-3-6-2 : Ensoleillement :
C’est la durée d’éclairement exprimée en heure. Les résultats sont exposés dans le tableau 7.
Jan Fev Mar Avr Mai Jui Juit Aout Sept Oct Nov Dec
mois
172.1 191.1 238.1 252.5 266 311 328.1 300 254.1 229 169 322.4
E(h)
10
Chapitre I Description du milieu d’étude
La zone littorale de Réghaïa présente un sol à tendance sablo-limoneuse (Ouafi, 1987), par
contre la partie centrale est caractérisée par une terre fertile à tendance argileuse, constituée par
des sols bruns méditerranéens et des sols rouges brunifiés (Mutin, 1977).
Station 1 :
Elle est située juste au bord du lac à 4m d’altitude (Fig.8). C’est une station herbacée dominée
par Phragmites communis et possède un recouvrement de 94% (Tab.8). Elle présente quelques
végétaux qui poussent entre les tiges des roseaux. La hauteur des herbes varie entre 5 et 25cm
alors que le roseau dépasse 2m.
La litière ne représente que quelques centimètres au dessus du sol, elle est tout le temps
mouillée, formée essentiellement de feuilles de roseaux et de quelques feuilles d’herbes.
Il faut aussi signaler que cette station est de plus en plus polluée par les déchets jetés par les
habitants de la réserve, elle est en faite devenue une petite décharge domestique.
Station 2 :
Elle est située à 3m de la première station, à environ 5m d’altitude. C’est un méplat, avec un
recouvrement végétal de 100% (Fig.9), la hauteur des plantes varie entre 5 et 55cm. C’est la
station la plus riche en espèces végétales (Tab.8).
La litière est mince recouvre tout le sol, formée de feuilles mortes des différentes espèces
végétales. Cette station est généralement propre, non polluée et rarement piétinée, mais elle
est touchée parfois par les travaux de la réserve.
11
Chapitre I Description du milieu d’étude
Station 3 :
Elle est localisée à environ 8m de la station précédente et se trouve à 8m d’altitude, c’est
une station qui présente un taux de recouvrement végétale de 97 à 100% (Fig.10) et elle est
riche en espèces végétales. Les plantes les plus fréquentes appartiennent souvent à la famille
des graminées (Poacées) (Tab.8) avec une hauteur qui varie entre 4 et 50cm.
La litière est peu épaisse couvre le sol à 97%, elle est constituée de tiges et de feuilles
desséchées.
Cette station est parfois piétinée est perturbée par l’action anthropique (feux, déracinement
des herbes).
12
Chapitre I Description du milieu d’étude
Station 4 :
Cette station qui est la plus éloignée des trois stations précédentes est présentée dans la Figure
11. Elle est située à environ 30m de la troisième station (Fig.12), à une altitude de 13m. C’est
une station qui a un recouvrement compris entre 94 – 95%, elle est entourée de quelques
arbustes. Elle est moins riche en espèces végétales (Tab.8), la hauteur des herbes ne dépasse
pas 30cm. Elle représente une lisière dont la litière est constituée de tiges, de feuilles et de
quelques fleurs desséchées.
Cette station est fréquentée par certains animaux tels que les chiens, les sangliers et quelques
petits mammifères.
Station 3
8
Station 2
5
4 Station 1
Distances (m)
Bord du lac
3m .8 11 30 41
0
13
Chapitre I Description du milieu d’étude
Tableau 8 : Liste des espèces végétales récoltées dans les quatre stations étudiées. (a : abondant,
d : dominante, f : fréquente, o : occasionnelle, r : rare) (Tansley, 1965).
14
Chapitre II Matériel et méthodes
Dans notre travail, le matériel et les méthodes utilisés sont résumés en trois études
essentielles : l’étude pédologique qui correspond à l’étude de la composition du sol où vivent
les animaux échantillonnés, l’étude biologique qui correspond au matériel obtenu par le
piégeage et la récolte, et l’étude synécologique qui analyse nos résultats.
Technique d’échantillonnage :
Durant les récoltes de la pédofaune, nous avons prélevé du sol de nos stations d’étude pour
faire les analyses pédologiques. Comme les Aranéides sont des espèces épigées, nous prélevons
après avoir enlevé la litière les cinq premiers centimètres de profondeur.
Tous les paramètres chimiques plus la granulométrie sont faits d’une manière saisonnière au
niveau du laboratoire d’analyse de l’A.N.R.H (Agence Nationale des Ressources Hydrauliques)
et de l’I.N.S.I.D (Institut National du Sol, de l’irrigation et du drainage). En ce qui concerne
l’humidité, les prélèvements sont réalisés chaque mois car c’est le paramètre essentiel qui
détermine note présent travail.
15
Chapitre II Matériel et méthodes
Il faut signaler que nous avons pris l’humidité du sol seulement des trois stations : 2, 3, et 4.
Dans la première station, l’humidité est considéré égale à 100% car le sol dans cette station est
imbibé d’eau en permanence.
II-1-2-1- Granulométrie :
L’analyse granulométrique donne la composition ou la texture élémentaire du sol en classant
les particules minérales en groupes correspondants à des dimensions définies.
La détermination de la texture ne peut se faire qu’après la destruction et la dispersion des
agrégats qui caractérisent la structure.
Il faut donc détruire la matière organique en ajoutant 50ml d’eau oxygénée (H 2 O 2 ) à 20
volumes au 5g de terre séchée à l’air et placée au par avant dans l’étuve à 105°C, et on élimine
les ions floculant (lavage par le KCl, HCl).
Ensuite, il faut disperser les particules par la solution de Pyrophosphate de sodium à 40g/l en
agitant pendant deux heures, puis on détermine l’argile, le limon et le sable.
La première détermination qui se fait est celle du limon à partir d’un prélèvement de 20 ml à 10
cm de profondeur au bout de 4mn 48secondes à une température de 20°C, puis la détermination
de l’argile qui se fait de la même manière après 6 heurs à 20°C, et enfin la détermination du
sable qui se fait après élimination de l’argile et du limon par siphonage.
II-1-2-2- Le pH :
Le pH est mesuré à l’aide d’un pH-mètre à l’électrode de verre. Un échantillon de 20g de terre
est pesé et placé dans un bécher de 100ml en ajoutant 50 ml d’eau distillée, puis se fait
l’agitation énergiquement de la suspension pendant quelques minutes. Après 15mn de repos
cette suspension doit être agitée de nouveau pendant 1mn.
La lecture du pH se fait directement une fois l’aiguille se stabilise à condition que le pH-mètre
soit déjà étalonné avec deux solutions ; pH = 4 et pH = 9.
16
Chapitre II Matériel et méthodes
II-1-2-4- la conductivité :
La conductivité est une mesure de la capacité d’un liquide en transmettant un courant
électrique à une température précise. Elle est définie comme étant la réciproque de la résistance
électrique de l’eau, mesurée à l’aide d’un conductimètre entre deux électrodes occupant 1cm2 et
éloignées l’une de l’autre de 1cm.
Pour mesurer la conductivité, il faut préparer une boue liquide avec 10g de l’échantillon de sol
pour 20ml d’eau, mélanger et agiter pendant une trentaine de minutes, laisser la suspension se
déposer, puis déterminer la conductivité de la matière.
II-2- 1-Piégeage :
La pédofaune épigée qui se déplace jours et/ou nuits est difficile à être capturer directement
surtout celle nocturne. Pour avoir une idée globale et plus vaste sur la pédofaune qui occupe
des surfaces définies il faut choisir des méthodes de captures sûres et efficaces (Southwood,
1978). Pour cela, nous avons choisi celle du piégeage ou « piège Barber » (Barber, 1931)
puisque c’est la méthode la plus utilisée par les entomologues et la plus idéale, elle permet non
seulement la capture des Arachnides, mais aussi d’autres faunes épigées ptérygotes ou
aptérygotes comme les insectes, les isopodes, les myriapodes et même les petits reptiles, les
amphibiens et les petits mammifères.
Il s’agit tout simplement de préparer des pots de 15cm d’hauteur et de 8 cm de diamètre à partir
des gobelets, des boites de conserve ou des bouteilles d’eau minérale en plastique qui sont
généralement les plus utilisées vu leur disponibilité. Ils sont enfoncés dans le sol de sorte que le
bord supérieur du pot soit au ras du sol et bien colmaté par la terre (Fig.13). Après, il faut
remplir le tiers du piège d’un liquide fixateur (l’alcool ou formol). Le formol dilué à 4% a été
utilisé dans notre travail à cause de sa disponibilité. Le piège doit être protégé et camouflé, par
une plaque en bois ou bien une grosse pierre plate soutenue par des branches et des petites
17
Chapitre II Matériel et méthodes
pierres qui entourent le piège (Fig.14), pour éviter le plus possible l’évaporation du liquide
fixateur en été et pour le protéger des perturbations anthropiques et du milieu externe.
D’après Obrtel (1971), cinq pots sont suffisants pour récolter mensuellement les différents
groupes zoologiques qui existent dans une station. Pour récolter le maximum d’individus, nous
avons préféré de placer dix pièges dans chaque station afin de pallier aux différentes
perturbations qui peuvent survenir à nos pièges.
II-2-2-Récolte :
La récolte est faite chaque mois durant une année complète (avril 2008-mars 2009). Les pots
sont vidés en récupérant leur contenu à l’aide d’une passoire qui permet seulement le passage
de l’eau et des grains de la terre (taille de la maille est inferieure à la taille de la pédofaune). Ce
contenu est versé en suite dans un sachet en plastique mené d’une étiquette portant toutes les
informations de la station (numéro de station, date de prélèvement et numéro du pot).
Le pot est rendu ensuite à sa place avec le formol récupéré, si nous trouvons que le formol est
très dilué, nous ajoutons du formol ou bien nous le changeons carrément.
Nous colmatons le piège avec de la terre en le camouflant de la même manière que la première
fois. Cette opération se répète de la même façon pour tous les pièges des différentes stations.
18
Chapitre II Matériel et méthodes
II-2-3-Tri et détermination :
Le tri et la détermination se font au niveau du laboratoire. Le tri est une opération qui se fait
en deux étapes :
- La première étape : Elle commence par le rinçage avec de l’eau abondante des sachets
contenant du matériel récolté versant, en suite, ce matériel dans un tamis métallique dont la
maille est inferieure à la taille des spécimens échantillonnés qui à son tour sera traversé par de
l’eau jusqu’à se débraser de la terre fine et de la boue attachée aux spécimens prélevés.
- La deuxième étape : Le contenu du tamis sera versé dans un bac blanc rempli d’eau claire. Le
bac est choisi avec cette couleur pour nous donner une bonne visibilité afin de ne pas rater les
individus de très petite taille et pour bien distinguer les différents groupes.
Le tri se fait en séparant d’abord le groupe des Arachnides du reste des groupes piégés, puis
l’ordre des Aranéides parmi les Arachnides. Les individus sont isolés par groupe dans des
piluliers ou des tubes étiquetés (numéro de station, date, groupe) et formolés.
La détermination est une phase qui a besoin d’une bonne observation et de beaucoup de
concentration, elle se fait à l’aide d’une loupe binoculaire sous la quelle on met le spécimen
dans un verre à montre contenant du gel de silice pour maintenir l’individu à la position voulu
afin de mieux observer ses différentes parties sans l’abimer (les yeux, les filières, les pattes,
etc…).
À l’aide d’une pince et d’une épingle tout en variant la mise au point et suivant les différentes
clés de détermination cités ci-dessous, nous déterminons d’abord les différentes familles puis
les genres et les espèces en conservant chaque individu dans un nouveau tube étiqueté.
Les différentes clés utilisés pour la détermination des familles sont celles de:
Ledoux et Canard (1981), Roberts (1985), Wunderlich (1987), Heimer et Nentwig (1991).
Nous avons utilisé, aussi, quelques ouvrages spécifiques aux familles pour la détermination des
genres, nous citons :
Locket et Millidge (1951-1953) ; Locket et al. (1974) ; Simon (1914, 1926, 1929, 1932, et
1937), Grimm (1985), pour la famille des Gnaphosidae et Jocqué (1991) pour la famille
des Zodariidae.
Pour la famille des Agelenidae, nous nous somme référés au travail de Kadik et Smai (1989).
Pour la détermination spécifique, nous avons fait appel aux articles et aux publications
spécialisées :
Bosmans (1985a), Bosmans (1985b), Bosmans (1986), Bosmans (2001), Bosmans et
Abrous (1992) pour le genre Plecopsis (Lyniphiidae).
Bosmans et Beladjel (1988, 1989, 1991), Beladjal et Bosmans (1997), pour le genre
Harpactea (Dysderidae).
Bosmans (1997) pour le genre Zodarion (Zodariidae).
Nous avons aussi profité de la révision de Platnick et Murphy (1984) pour étudier le genre
Trachyzelotes (Gnaphosidae).
Accesoirement, nous avons utilisé les documents de faunistiques tels que ceux de
Schumacker (1978), Huberts (1979), Jones (1983) et Haupt (1993).
19
Chapitre II Matériel et méthodes
Ce coefficient varie entre -1 et 1. Si la valeur de (r) tend vers -1 ou 1, cela veut dire que la
corrélation est significative (un signe négatif indique que y varie en sens inverse de x), et si elle
tend vers 0, cela veut dire que la corrélation est non significative.
20
Chapitre II Matériel et méthodes
La diversité spécifique d’un peuplement prend en compte l’abondance relative des espèces en
plus de leur nombre (Barbault, 1981), on l’appelle aussi « diversité alpha » ou « diversité intra
biotique » ou encore « microscopique » (Bara, 1991). À partir de cet indice alpha on définit
une diversité « gamma » pour deux ou plusieurs peuplements regroupés et une diversité
« béta » qui est en faite une des nombreuses mesures de similarité entre peuplements
(Whittaker, 1972 ; Blondel, 1979). La diversité alpha et gamma s’exprime en bits/ individu, et
la diversité béta varie entre 0 et 1.
Différentes indices de diversité spécifique ont été proposé, ils peuvent être examinés dans
Cancela Da Fonceca (1969 a, 1969 b), Pielou (1966 a, 1966 b), Morris (1971), Southwood
(1978), Legendre (1979 a), et Wolda (1983).
Selon Legendre (1979 a), chacun de ces indices donne une information d’un type précis. Un
bon indice de diversité doit être choisi pour exprimer la régularité de la distribution de
l’abondance.
Les valeurs que prend l’indice de Shannon-Weaver dépendent de la base logarithmique choisie
(2, e, 10) qui doit être donc toujours spécifiée à cause du passage au logarithme qui atténue les
différences entre les proportions des différentes espèces, donc nous avons choisi le logarithme à
base de 2. L’indice accorde une certaine importance aux espèces rares et ne convient donc pas
aux petits échantillons (Kherbouche, 2006). Cet indice est l’un des plus connus et des plus
utilisés par les spécialistes.
II-3-4-2- Equitabilité :
L’équitabilité suit toujours l’indice de Shannon-Weaver qui dépend de ses deux composantes :
la richesse spécifique et la régularité de la répartition de l’effectif entre différentes espèces.
D’après Barbault (1981), des peuplements à structures très différentes peuvent avoir la même
diversité spécifique. La comparaison de la structure des peuplements fait appel à la mesure
exprimant la régularité de la distribution indépendamment de la richesse spécifique, il s’agit de
l’équitabilité (E) exprimée en comparant la diversité mesurée dans le peuplement à la valeur
maximale que pourrait prendre la diversité.
L’équitabilité est atteinte lorsque toutes les espèces ont le même effectif, on parle alors de
l’équirépartition (Barbault, 1981).
21
Chapitre II Matériel et méthodes
Huhta (1971), suggère dans le cas de données quantitatives d’utiliser à la fois un indice
quantitatif tel que le pourcentage de similarité de Renkonen (1938), et un indice qualitatif tel
que le quotient de similarité de Sorensen (1948).
Les données quantitatives reflètent à la fois l’abondance réelle et l’activité de déplacement des
différentes espèces. Les indices quantitatifs risquent, donc de favoriser les espèces les plus
actives qui ne sont peut être pas les plus abondantes, tandis que l’indice qualitatif accorde la
même importance à toutes les espèces. C’est pour cela que nous allons se limiter à l’indice
qualitatif, en utilisant le quotient de similarité de Sorensen (1948) qui est une simple mesure de
la biodiversité bêta. Cette dernière consiste à comparer la diversité des espèces entre les
écosystèmes ou le long des gradients environnementaux. Cela suppose de comparer le nombre
de taxons qui sont unique à chaque écosystème.
L’indice de similarité de Sorensen varie entre la valeur de 0 quand il n’ya pas d’espèces
communes entre les deux communautés, et la valeur de 1 lorsque les mêmes espèces existent
dans les deux communautés, il possède la formule suivante :
Q S = 2c / 2c + a + b
22
Chapitre II Matériel et méthodes
Chaque espèce à sa propre phénologie, pour cela nous allons étudier chaque espèce à part en
se basant sur les périodes de prélèvement de ces espèces et la densité des mâles et des
femelles dans chaque prélèvement. Nous allons aussi analyser les périodes de coexistence des
deux sexes afin de distinguer la période probable de la reproduction.
23
Chapitre III Résultats et discussion
III-1-Etude pédologique :
Par leurs conditions très particulières d’atmosphère humide, d’uniformité thermique,
d’obscurité, et de calme, les sols se différencient radicalement des autres biotopes terrestres
épigés (Bachelier, 1978).
III-1-1-L’Humidité du sol :
L’eau demeure un facteur primordial pour la faune du sol ; son insuffisance, aussi bien que son
excès peuvent être néfastes aux animaux (Bachelier, 1978).
Nous avons mesuré l’humidité du sol pour les trois stations d’étude lors de chaque prélèvement
mensuel. Les valeurs d’humidité du sol de la première station n’ont pas été calculées car elle
est inondée durant toute la période d’échantillonnage. De ce fait, nous avons considéré la valeur
maximale d’humidité qui est de 100 %. Les résultats obtenus pour ce facteur sont inscrits dans
le tableau 9.
Tableau 9 : Humidité du sol (%) des quatre stations étudiée (st : station, moy : moyenne
mensuelle).
St /mois avr mai jui juit aout sept oct nov déc jan fév mar moy.
station 1 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100 100
station 2 05.2 13.66 1.78 5.67 1.75 2,19 9.29 19,19 16,96 20.22 20.45 57.83 14.51
station 3 13.92 15.22 3.73 3.62 4.04 4,85 24.66 8,95 16,2 26.51 28.63 56.27 17.21
station.4 11.4 8.55 5.63 6.03 6.03 13,48 14.85 6,25 19,6 29.63 22.32 61.32 17.09
D’après le tableau 9, les valeurs d’humidité du sol les plus élevées pour les trois stations : 2, 3
et 4 s’observent pendant quatre mois de l’année. Ce sont par ordre décroissant pour l’ensemble
de ces trois stations : mars, février, janvier, et décembre, ce taux varie entre 61.32% et 16.2%.
Les valeurs les plus faibles sont enregistrées pendant la saison sèche, avec une valeur minimale
de 1.75 % au mois d’aout au niveau de la station 2.
En générale la station 1 qui est située au bord du lac est la plus humide, elle présente les taux
maximaux d’humidité du sol (100%). La station 2, distante de 3m de la première station parait
la plus sèche avec une moyenne mensuelle de 14.51% (Figure 15).
24
Chapitre III Résultats et discussion
120
100
80
station 1
60 station 2
station 3
40 station 4
20
0
Avr mai jui juit aout sept oct nov dec jan fev mar
Figure 15 : Taux d’humidité du sol de chaque station étudiée durant les mois de
prélèvement.
Le sol est l’un des paramètres abiotiques qui présente une action directe sur la faune endogée
et indirecte sur l’épiedaphon (Bachelier, 1978 et Pesson, 1971).
Les résultats de l’analyse saisonnière de ces paramètres physicochimiques du sol dans les
quatre stations d’étude sont représentés dans le tableau suivant (Tab.10).
25
Chapitre III Résultats et discussion
Stations Saison/paramètres granulométrie M.O moy. an Calcaire moy. an pH moy. an Conductivité moy. an
(%) (%) total(%) (%) (ms/cm)
automne 2.84 13.85 7.40 3.80
Station1 hiver Limono- 3.25 2.82 20.56 16.76 7.48 7.45 3.82 2.98
printemps argileux. 2.99 15.68 7.5 1.74
été 2.20 16.95 7.45 2.55
automne 3.11 10.77 7.34 4.8
Station2 hiver Limono- 1.70 2.51 4.03 7.30 7.36 7.34 1.91 5.43
printemps sableux 3.68 7.63 7.30 5.46
été 1.55 6.78 7.36 9.55
automne 2.73 10.00 7.49 2.60
Station3 hiver Limono- 3.65 2.84 18.44 14.95 7.39 7.41 5.46 5
printemps argileux 2.15 14.84 7.38 9.55
été 2.85 16.53 7.39 2.39
automne 2.49 8.85 7.67 3.30
Station4 hiver Limono- 4.01 3.76 8.06 9.95 7.30 7.45 6.37 5.57
printemps argileux 3.71 10.17 7.42 10.05
été sableux 4.85 12.72 7.43 2.55
III-1-2-1-Granulométrie :
L’analyse saisonnière de la granulométrie du sol des quatre stations d’étude montre que nos
stations sont de nature limono-argileuse, limono-sableuse ou limono-argileuse sableuse. Cette
nature est un paramètre physique qui est en rapport avec les dimensions des particules du sol
qui sont généralement en agrégats.
Les autres paramètres du sol qui sont : la matière organique, le calcaire total, le pH, et la
conductivité montrent des variations de leurs taux en fonction des saisons (Fig.16).
III-1-2-2-Matière organique :
En général, pour l’ensemble des quatre stations étudiées, la matière organique ne représente
pas une grande variation saisonnière, son taux maximal est de 4.85%, il a été trouvé en été au
niveau de la station 4 qui présente aussi la moyenne mensuelle la plus élevée (3.76%), Cette
dernière possède une couche de litière un peu plus épaisse que les autres stations. Le taux
minimal trouvé pour la matière organique est de 1.70% en été au niveau de la station 2. Cette
dernière possède la plus faible valeur de la matière organique (2.51%).
La matière organique est très importante pour la vie de la faune, elle a un rôle prédéterminant
dans la production primaire de la végétation qui joue à son tour le rôle principal dans la vie et
la diversité des espèces.
26
Chapitre III Résultats et discussion
III-1-2-3-Calcaire total :
Son taux minimal (4.03%) est enregistré en hiver au niveau de la station 2 et son taux
maximal est enregistré en hiver (20.56%) à la station 1. En effet, un sol calcaire offre une plus
grande disponibilité d’eau qu’un autre type de sol (Bachelier, 1978).
III-1-2-4-Le pH :
Le pH est neutre dans les quatre stations durant toute l’année, il varie entre 7.3 et 7.67. Le
potentiel d’oxydoréduction qui traduit l’aptitude d’un milieu à oxyder ou à réduire toute
substance qui s’y trouve placée, est un facteur écologique très important pour la faune du sol.
De nombreux animaux ne peuvent vivre qu’entre certaines limites de pH bien précises,
d’autres au contraire sont très tolérants aux variations d’acidité du milieu (Bachelier, 1978).
III-1-2-5-La Conductivité :
Nous avons marqué le taux le plus élevé (10.05 ms/cm) au printemps dans la station 4 et son
taux le plus faible (1.74 ms/cm), également au printemps, à la station 1. Cette dernière
présente la moyenne la plus faible (2.98 ms/cm).
En effet, les Aranéides ne dépendent pas directement des facteurs du sol car ils font partie de
la faune épigée, cela est le cas surtout de la faune endogée qui vit dans les profondeurs du sol
tel que les vers de terre et les petits acariens.
Cependant, nous avons traités les facteurs du sol les plus importants, car ils peuvent expliquer
le rassemblement des stations et le groupement des espèces. Ils interviennent aussi dans
l’explication écologique des tests biostatistiques telle que l’analyse factorielle de
correspondance.
27
Chapitre III Résultats et discussion
Station 1
paramètres du sol
40
30
20
10
0
automne hiver printemps été
saisons
Station 2
paramètres du sol
30
20
10
0
automne hiver printemps été
saisons
Station 3
40
paramètres du sol
30
20
10
0
automne hiver printemps été
saisons
Station 4
40
paramètres du sol
30
20
10
0
automne hiver printemps été
saisons
Figure 16 : Variation saisonnière des paramètres physicochimiques traités dans le sol des
quatre stations d’étude.
28
Chapitre III Résultats et discussion
Dans la classe des Arachnides, nous avons échantillonné cinq ordres : les Aranéides, les
Acariens, les Opilions, les Pseudoscorpions et les Scorpions.
L’ordre d’Aranéides compte 820 individus soit 6.5% de la totalité de la faune récoltée
(Fig.18). Les quatre autres ordres représentent respectivement les pourcentages suivants :
3.6% pour les Acariens, 1.4% pour les Opilions, 0.024% pour les Pseudoscorpions, et 0.008%
pour les Scorpions.
29
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 11 : Abondances totales et les abondances relatives (%) des divers groupes
zoologiques récoltés dans notre région d’étude.
11,5 %
arachnides
autres
88,5%
Figure 17 : Abondances relatives (%) des Arachnides par rapport aux autres groupes
zoologiques dans les stations d’étude.
Araneides
acariens
opilions
pseudoscorpions
Scorpions
Insectes
Isopodes
Diplopodes et chilopodes
Divers
Figure 18 : Abondances relatives (%) des différents groupes zoologiques récoltés dans notre
région d’étude.
30
Chapitre III Résultats et discussion
Les résultats des abondances d’individus appartenant aux divers groupes zoologiques
recueillis par les pièges barber durant tous les mois de prélèvements, sont détaillés dans les
tableaux 12, 13, 14, et 15 en Annexe.
Araneides
acariens
opilions
pseudoscorpions
Scorpions
• Station 1 : 2218 individus sont capturés au niveau de cette station, dont 208 individus
(soit 9.4%) sont des Arachnides et 2010 individus (soit 90.6%) sont tous les autres
taxons trouvés dans les pièges barber avec les Aranéides. Dans cette station, 7% sont
des Aranéides, 2% sont des Acariens, et 0.41% sont des Opilions. Ces proportions sont
calculées par rapport au nombre total de tous les taxons récoltés. Nous notons dans la
station 1, l’absence des scorpions et des Pseudoscorpions.
Par ailleurs, si nous étudions la classe des Arachnides seule, nous avons constaté la
dominance des Aranéides avec une abondance relative de 74.52%, suivi par les
Acariens (21.15%) et les Opilions qui ont l’abondance relative la plus faible (4.33%).
• Station 2 : nous avons piégé dans cette station un effectif de 6773 individus, dont 442
(soit 6.23%) sont des Arachnides et 6351 individus (soit 93.8%) sont l’ensemble de tous
les autres taxons. Les Aranéides représentent 3.63%, les Acariens et les Opilions ne
31
Chapitre III Résultats et discussion
dépassent pas 1.5%, les Pseudoscorpions sont négligeables (0.01%) et les Scorpions
sont totalement absent.
La classe des Arachnides prise à part aboutit aux résultats suivants : 58.3%
d’Aranéides, 17.06% d’Acariens, 24.41% d’Opilions, et 0.24% des Pseudoscorpions.
• Station 3 : les pièges ont permis de rassembler plus de 2558 individus, 706 individus
d’entre eux, soit 27.6% sont des Arachnides et 1852 individus, soit 72.4% sont
l’ensemble de tous les autres taxons. Les Aranéides représentent 13.3%, les Acariens
12%, les Opilions 2.3%, les Pseudoscorpions 0.08%, et les Scorpions sont absents.
Au niveau de la classe d’Arachnides, les Aranéides sont toujours les plus abondants
avec 48.02%, suivi des Acariens avec 43.5%, puis les Opilions avec 8.22%.
L’abondance relative des Pseudoscorpions est faible avec 0.28%.
• Station 4 : cette station est marquée par la plus faible abondance, 1064 individus sont
récoltés, dont 113 individus (10.62 %) sont des arachnides et 951 individus (89.38%)
sont l’ensemble de tous les autres groupes zoologiques. L’abondance relative des
Aranéides est de 7.5%, les Acariens 2.73%, les Opilions 0.28%, les Pseudoscorpions
sont absents. Ce qui est exceptionnel dans cette station est la présence de l’ordre des
Scorpions, représenté par un seul individu (0.009%) piégé accidentellement dans l’un
des pièges d’interception durant le mois d’octobre de l’année 2008.
À l’intérieur de la classe des Arachnides, 70.8% sont des Aranéides, 25.66% des
Acariens, 2.65% des Opilions, et 1% des Scorpions.
Le Tableau 16, accompagné par la Figure 20 résument pour chaque stations durant
l’année d’étude, l’abondance totale d’individus et l’abondance relative en (%) des divers
groupes zoologiques à côté des Aranéides capturés par les pièges barber.
La Figure 21, indique pour chaque station, les pourcentages des différents ordres de la
classe des Arachnides échantillonnés durant l’année d’étude.
32
Chapitre III Résultats et discussion
100% Divers
Diplopdes et Chilopdes
80%
Isopodes
60% Insectes
40% Scorpions
20% pseudoscorpions
opilions
0%
acariens
Station 1 Station 2 Station 3 Station 4
Figure 20 : Abondances relatives des différents groupes zoologiques récoltés dans chaque
station durant l’année d’étude.
100%
Scorpions
80%
pseudoscorpions
60% opilions
40% acariens
20% Araneides
0%
Station 1 Station 2 Station 3 Station 4
Figure 21 : Abondances relatives des Aranéides par rapport aux Arachnides dans chaque
station durant l’année d’étude.
33
Chapitre III Résultats et discussion
Les Tableaux 19, 20, 21, et 22 (Annexe), rangés par famille, genre et espèce selon la
classification de Platnick (2010) montrent l’abondance mensuelle des mâles, femelles et
juvéniles, des individus récoltés dans chaque station durant l’année d’étude.
Tableau 17 : Répertoire des espèces récoltées dans l’ensemble des prélèvements, ordonnées
selon la classification de Platnick (2010) :
Familles Genres / espèces
Ctenizidae Nemisia sp.1
Pholcidae Pholcus sp.1
Dysderidae Dysdera sp.1
Harpactea sp.1
Harpactea sp.2
Harpactea sp.3
Palpimanidae Palpimanus gibbulus Dufour, 1820
Theridiidae Enoplognatha sp.1
Lyniphiidae Alioranus pauper Simon, 1884
Ceratinopsis romanus (Koch, 1836)
Diplocephalus graecus (Cambridje, 1872)
Erigone dentipalpis (Wider, 1834)
Erigone vagans Audouin, 1826
Lepthyphantes labilis Simon, 1913
Lepthyphantes tenuis (Blackwall, 1852)
Pelecopsis leonina (Simon, 1884)
Tuchoncoides sp.1
Tetragnatidae Tetragnatha sp.1
Lycosidae Alopecosa albofasciata Brulle, 1832
Alopecosa sp.1
Trochosa hispanica (Simon, 1870)
Trochosa sp.1
Trochosa sp.2
Agelinidae Textrix sp.1
Zodariidae Zodarion kabylianum Denis, 1936
Zodarion ludibundum Simon, 1914
Gnaphosidae Drassodes sp.1
Micaria sp.1
Minosiella sp.1
Nomisia exormata (Koch, 1839)
Nomisia sp.1
Pterotricha sp.1
Scotophaeus sp.1
Trachyzelotes costatus Denis, 1952
Trachyzelotes mutabilis Simon, 1878
Zelotes aeneus (Simon, 1937)
Zelotes carmeli Cambridje, 1872
Zelotes erythrocephalus Lucas, 1846
Zelotes fuscotestaceus (Simon, 1878)
Zelotes holocericeus (Cambridge, 1875)
Zelotes mutabilis (Simon, 1878)
Zelotes poecilochroaformis Denis, 1937
Zelotes spadix (Koch, 1866)
Zelotes spiribulbis (Denis, 1958)
Thomisidae Oxyptila nigella Simon, 1875
Oxyptila pauxilla (Simon, 1870)
Xysticus nubilus Simon, 1875
Xysticus sp.1
Salticidae Aelurillus sp.1
Aelurillus sp.2
Phlegra sp.1
Loxoscelidae Loxosceles sp.1
34
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 18 : Abondances des espèces d’Aranéides récoltées dans les quatre stations d’étude durant
l’année 2008-2009 (f : femelle, m : mâle, j : juvénile).
35
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 18 : Abondances des espèces d’Aranéides récoltées dans les quatre stations d’étude
durant l’année 2008-2009 (f : femelle, m : mâle, j : juvénile) (suite).
36
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 18 : Abondances des espèces d’Aranéides récoltées dans les quatre stations d’étude
durant l’année 2008-2009 (f : femelle, m : mâle, j : juvénile) (suite).
Station 1 : l’effectif le plus élevé récolté dans cette station est représenté par Dysdera
sp.1 (Araneae, Dysderidae) avec 30 individus, suivie de Textrix sp.1 (Araneae,
Agelenidae) : 18 individus et Lepthyphantes tenuis (Araneae, Lyniphiidae) : 15
individus, les autres espèces sont représentées par des effectifs faibles compris entre 1
et 6 individus (Tab.23).
Station 2 : le peuplement de cette station est dominé par Trochosa sp.1 (Araneae,
Lycosidae) avec 114 individus. Les autres espèces présentent des effectifs variant
entre 1et 16 individus.
Station 3 : dans cette station, Trochosa sp.1 (Araneae, Lycosidae) qui domine avec 92
individus suivie par Textrix sp.1 (Araneae, Agelenidae) avec 24 individus.
37
Chapitre III Résultats et discussion
Dans l’ensemble, la famille la plus abondante est la famille des Lycosidae avec 289 individus.
Trochosa sp.1 (Araneae, Lycosidae) est l’espèce dominante avec un effectif total de 211
individus dans l’ensemble des quatre stations, cette espèce est présente dans toutes les
stations, mais elle domine dans la station 2 (114 individus) et la station 3 (92 individus). La
deuxième espèce qui est abondante est Dysdera sp.1 (Araneae, Dysderidae) avec un effectif
total de 59 individus. Textrix sp.1 (Araneae, Agelenidae) vient en troisième position avec un
effectif de 44 individus dans l’ensemble des quatre stations (Tab.23).
L’abondance la plus faible est notée chez les familles des Loxoscelidae, Palpimanidae,
Theridiidae et Pholcidae, elles ne sont représentées que par une seule espèce avec un individu
pour chacune d’elles.
Pour ces espèces très rares, le caractère aléatoire des captures parait correspondre à une faible
efficacité des piégeages vis-à-vis des espèces distribuées dans la strate herbacée (Meijer,
1977).
38
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 23 : Densité totale d’individus adultes de chaque espèce récoltée dans les quatre stations
d’étude durant l’année 2008-2009.
39
Chapitre III Résultats et discussion
120
Alopecosa albofasciata
100
Trochosa sp.1
80 Textrix sp.1
Dysdera sp.1
60 Harpactea sp.1
Lepthyphantes labilis
40
Lepthyphantes tenuis
humidité(%)
20
0
station 1 station 2 station 3 station 4
Les résultats présentés sur la Figure 22 montrent que sept espèces sont présentes dans les
stations 1 et 3 mais avec une plus grande abondance dans la station 3, ce nombre diminue
dans les autres stations. Nous trouvons par ordre décroissant : six espèces dans la station 2
dont l’humidité est très faible (14.51%), et quatre espèces dans la station 4 qui est la plus loin
du bord du lac.
Ce qui est remarquable, est la présence intense de Trochosa sp.1 (Lycosidae) dans les stations
2 et 3 ce qui signifie que cette espèce ne préfère pas les biotopes très humides, Alopecosa
albofasciata (Lycosidae) qui s’observe dans la station 3 et la station 4 est assez fréquente
dans ces milieux qui sont caractérisées par un couvert végétal dense.
40
Chapitre III Résultats et discussion
Nos résultats concordent avec ceux de Jocqué (1986), qui a trouvé dans son étude que les
Lycosidae sont les plus importants dans la zone la plus sèche avec le couvert végétal très
dense.
Cela peut être le même cas pour Harpactea sp.1(Dysderidae) et Leptyphantes labilis
(Lyniphiidae) qui présentent leur maximum au niveau de la station 3.
Par ailleurs, Dysdera sp.1 (Dysderidae) et Leptyphantes tenuis (Lyniphiidae) présentent le
maximum d’individus dans la station 1, ce qui peut signifier leur préférence aux endroits
humides. Les Dysderidae, se cachent en faite le jour sous des pierres où tissent une loge de
soie (Haupt, 1993).
Pour Textrix sp.1 (Agelenidae), elle se trouve dans la station 1, dans la station 3 et faiblement
dans la station 4, ce qui indique qu’elle n’est pas influencée directement par l’humidité, mais
plutôt par d’autres facteurs. Nous supposons que l’un de ces facteurs peut être un facteur
édaphique tel que le calcaire total puisque nos résultats montrent les taux les plus élevés dans
les stations 1 et 3 (Tab.10).
La richesse spécifique dans les différentes stations étudiées ne suit pas le gradient d’humidité
mis au point dans notre problématique (Fig.23). Cela est aussi montré dans les résultats de
Jocqué (1986), il a trouvé qu’entre 215 espèces, 27 qui sont vraiment liées à l’humidité, il a
montré, donc, que le nombre d’espèces diminue avec l’augmentation de l’humidité du sol.
41
Chapitre III Résultats et discussion
Dans l’étude d’Uetz (1976) sur l’aranéofaune de la zone d’inondation d’une rivière, les zones
régulièrement inondées, ne sont colonisées que par les Lycosidae. Ce phénomène qui a été
démontré dans l’étude de Decleer (1988) s’explique par le fait que les représentants de cette
famille sont les seuls à être capables d’échapper à une brusque inondation.
Figure 23: Variation de la richesse spécifique en fonction du gradient d’humidité dans les
stations d’étude.
42
Chapitre III Résultats et discussion
Tableau 25 : Total des abondances et des abondances relatives en (%) de chaque espèce récoltée dans
la région d’étude (A : abondance, Ar : abondance relative).
43
Chapitre III Résultats et discussion
44
Chapitre III Résultats et discussion
Les résultats montrent qu’il existe deux espèces qui ont une forte corrélation avec ce facteur,
il s’agit de Dysdera sp.1 avec une valeur de corrélation positive égale à 0.81 et
Lepthyphantes tenuis avec une corrélation très forte qui est de 0.97.
Une seule espèce qui présente une corrélation non significative car la valeur de r tend vers 0,
il s’agit de Lepthyphantes labilis qui possède une valeur de 0.05, cela montre que cette espèce
n’est pas influencée par l’humidité du sol.
Les espèces suivantes : Alopecosa albofasciata, Harpactea sp.1 sont faiblement corrélées
mais négativement avec l’humidité du sol. Ils ont les valeurs respectives suivantes : -0.33 et -
0.38. Textrix sp.1 et Trochosa sp.1 possèdent une corrélation modérée avec l’humidité du sol,
elle est de 0.41 et -0.60 respectivement.
L’humidité du sol est sans doute prépondérante pour la distribution à petite échelle des
araignées. Sudd (1972), Almquist (1973), Uetz (1976) et Jocqué (1986) arrivent à cette
conclusion. Elle est probablement cruciale compte tenu du fait que les araignées ont la faculté
de rétablir leur taux d’hydratation en buvant l’eau interstitielle du sol (Parry, 1954).
Toutefois, il ne faut pas perdre de vue l’importance de la nature de la végétation (Duffey,
1966). La deuxième et la troisième station ont une végétation recouvrant le sol à 100% tandis
qu’elle est mois dense dans les deux autres stations. Dans ce contexte, on comprend que la
distribution de certaines espèces ne correspond pas avec le gradient d’humidité. C’est le cas
de Trochosa sp.1, Alopecosa albofasciata (Lycosidae), Harpactea sp.1(Dysderidae),
Lepthyphantes labilis (Lyniphiidae), et Textrix sp.1 (Agelenidae). La plupart de ces espèces
semblent préférer des biotopes pourvus d’une végétation avec des touffes denses mais
espacées d’herbes probablement utilisées comme lieu d’hibernation ou servent simplement de
refuge (Jocqué, 1986).
La structure de la végétation ainsi que la richesse floristique sont des facteurs plus importants
que l’humidité du sol. Ce dernier facteur abiotique est sans doute prépondérant dans la
distribution des Aranéides à des échelles de microhabitats (Decleer et Segers, 1990).
La nature de la végétation est plus importante que le degré d’humidité de l’habitat pour les
peuplements d’Aranéides étudiés. La réalité de ce phénomène a déjà été démontré pour
certaines araignées (Duffy, 1962, 1966).
45
Chapitre III Résultats et discussion
La plus grande valeur de diversité est trouvée au niveau de la station 3 (H’= 3.74
bits/individu) qui possède aussi la richesse spécifique la plus élevée (38 espèces).
Cette station située à 11m du bord du lac représente un biotope adéquat à l’installation de
beaucoup d’espèces, elle présente une valeur d’humidité plus élevée par rapport à la station 2
et la station 4 et une richesse floristique importante (23 espèces végétales différentes). Le sol
de cette station renferme 2.84% de la matière organique et 14.95% du calcaire total qui sont
primordiaux à la production des végétaux.
Dans les pelouses calcicoles, règne en effet un microclimat chaud et sec permettant la
présence d’espèces thermophiles et xérophiles (Bara, 1986).
D’après quelques auteurs (Dajoz, 1975 ; N’zala et al., 1997 ; Akpo et al., 1999), un indice de
diversité élevé correspond à une grande égalité des contributions individuelles au couvert
végétal, donc l’hétérogénéité est atteint par la végétation.
La station 3, offre des niches écologiques convenables à la survie de nombreuses espèces
d’Aranéides. Plus la diversité est grande, plus les liens trophiques entre les divers constituants
d’une biocénose sont complexes (Bachelier, 1978).
La valeur la plus faible de H’ s’observe au niveau de la station 2 (2.82 bits/individu) (Fig.25),
cette valeur de H’ est inférieure aux restes des stations bien qu’elle possède une richesse
spécifique assez élevée (27 espèces). Cela est expliqué par la présence d’un déséquilibre dans
le peuplement, donc la distribution des espèces n’est pas de la même façon à cause de la
présence d’une espèce qui domine.
L’indice de diversité de Shannon-Weaver (H’), varie directement en fonction du nombre
d’espèce (S). Les espèces rares, présentent un poids beaucoup plus faible que les plus
communes (Ramade, 1984).
La diversité spécifique est liée aux facteurs abiotiques : climatiques, édaphiques (Loreau,
1984 ; Mehenni, 1994) et les liens trophiques (Bacheliers, 1978 ; Ramade, 1984).
La plupart des espèces semblent préférer des biotopes pourvus d’une végétation avec des
touffes denses mais espacées d’herbes probablement utilisés comme lieu d’hibernation ou
servant simplement de refuge (Jocqué, 1986).
Les valeurs de l’équitabilité (régularité) varient entre 0.59 et 0,85 (Fig.25), avec une moyenne
de 0.74.
La valeur de l’équitabilité la plus élevée est retrouvée dans la station 4, elle vaut 0.85 ce qui
montre que la majorité des espèces sont représentées par le même nombre d’individus et qui
traduit par conséquent une équirépartition des individus des différentes espèces récoltées.
46
Chapitre III Résultats et discussion
Dans la station 2, nous avons trouvé l’indice d’équitabilité le plus faible. Cette dernière
représente un biotope défavorable puisque nous ne retrouvons qu’un petit nombre d’espèce,
mais quelques espèces sont représentées par un grand nombre d’individus.
En effet, dans le peuplement de cette station, Trochosa sp.1 (Lycosidae) présente l’abondance
la plus élevée : 114 individus sur un total de 202 individus.
Figure 25 : Valeurs de l’indice de diversité (H’) et de l’équitabilité (E) des stations étudiées.
À ce groupe de stations s’ajoute d’abord la station 2 (avec une similarité de 0.57) qui est
localisée à 3m de la première station et à 8m de la troisième station. Cet association est peut
être due aux taux de la matière organique qui sont très voisins dans ces trois stations. Enfin,
la station 4 rejoint le reste des stations avec une similarité de 0.45.
47
Chapitre III Résultats et discussion
Dendrogramme
Station 3
Station 1
Station 2
Station 4
Similarité
Deux analyses ont été effectuées en ce qui concerne les stations et les espèces : la première
concerne la répartition des stations le long des axes 1, 2 et 1, 3 ; la seconde concerne
l’ordination des espèces selon trois axes factoriels combinés (1-2 et 1-3), ces analyses sont
représentées au niveau des figures 27 et 28 pour les stations, et des figures 29 et 30 pour les
espèces.
48
Chapitre III Résultats et discussion
0,5
ST 2
ST 3 ST 4
0
F2 (37,26 %)
-0,5
-1
ST 1
-1,5
-2 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5
F1 (51,37 %)
Figure 27 : Ordination des stations selon les axes 1 et 2, d’après l’analyse factorielle de
correspondance.
L’ordination des stations le long de l’axe factoriel 2 montre la présence d’un groupement qui
rassemble les stations 2, 3 et 4 sur le côté positif de cet axe et la station 1 se localise à
l’extrémité négative du même axe.
L’éloignement de la station 1 du reste des stations sur l’axe factoriel 2 est probablement dû au
fait que cette dernière est la plus humide. L’axe factoriel 2 refléterait donc l’humidité du sol.
49
Chapitre III Résultats et discussion
0,5
ST 2
F3 (11,37 %)
ST 1
0
ST 4
ST 3
-0,5
-0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5
F1 (51,37 %)
Figure 28 : Ordination des stations selon les axes 1 et 3, d’après l’analyse factorielle de
correspondance.
Le pourcentage d’inertie entre le facteur 1 et 3 est moyen (62.74%). L’axe 1 qui apporte
toujours plus d’informations (51.37%).
Au niveau de l’axe 1, la partie négative rassemble 3 stations (1, 2, et 3), et la partie positive
isole la station 4 qui est bien éloignée de l’origine.
L’axe 3 qui représente le facteur 3 ne porte pas assez d’informations (11.37%). Le long de cet
axe, la station 3 s’isole sur l’extrémité négative et le reste des stations se localisent sur son
côté positif.
La disposition de la station 3 est probablement due à la grande diversité de cette station qui est
la plus élevée. En effet, cette station possède plusieurs espèces différentes.
L’axe 3 représenterait, donc probablement, la diversité comme facteur déterminant de cette
ordination.
50
Chapitre III Résultats et discussion
Graphique symétrique
(axes F1 et F2 : 88,63 %)
1,5
0,5
20
23
13 18 5
10 6
143
F2 (37,26 %)
14 29 19 21
11 27 22
0
17 30 7
15 8
-0,5
2825
26
2
-1 12
9
24
16
-1,5
-2,5 -2 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5
F1 (51,37 %)
Figure 29 : Ordination des espèces selon les axes 1 et 2, d’après l’analyse factorielle de
correspondance.
Les espèces dans le graphe de la Figure 29 sont symbolisées par des numéros, la liste
suivante indique pour chaque numéro l’espèce qui lui correspond :
51
Chapitre III Résultats et discussion
L’ordination des espèces récoltées dans notre région d’étude, selon l’axe 1, montre un nuage
de points localisés autour de son origine, et quelques espèces se trouvent à l’extrémité positive
de cet axe.
En comparant, le long de cet axe, la distribution des espèces et celle des stations, nous
pouvons dire que les espèces : Zodarion kabylianum, Aelurillus sp.2, Nemisia sp.1, Alopecosa
albofasciata et Zelotes poecilochroaformis sont associées à la station 4.
Selon l’axe 2, nous remarquons la disposition de quelques espèces près de la station 1, elles
sont éventuellement liées à cette dernière. Il s’agit de : Zelotes aeneus, Lepthyphantes tenuis,
Trochosa sp.2, Scotophaeus sp.1, Oxyptila pauxilla, Dysdera sp.1, Textrix sp.1 et Harpactea
sp.2.
Les espèces : Xysticus nubilus, Xysticus sp.1, Zelotes carmeli, Zelotes spadix, Phlegra sp.1 et
Trochosa sp.1 sont communes entre la station 2 et la station 3.
12 5
11
0,5
18
26 30
16
2024
F3 (11,37 %)
23 7
0 13 17 9 14 22
21
8
19
2 6
10 25 29
-0,5 15
28 27
1
43
-1
-1,5
-2,5 -2 -1,5 -1 -0,5 0 0,5 1 1,5 2 2,5 3
F1 (51,37 %)
Figure 30 : Ordination des espèces selon les axes 1 et 3, d’après l’analyse factorielle de
correspondance.
52
Chapitre III Résultats et discussion
Les espèces dans le graphe de la Figure 30 sont symbolisées par des numéros, la liste
suivante indique pour chaque numéro l’espèce qui lui correspond :
La répartition des espèces récoltées le long de l’axe factoriel 3 montre quelques espèces
seulement qui sont près de la station 3, il s’agit de : Oxyptila nigella, Xysticus nubilus et
Xysticus sp.1, ce sont toutes des Thomisidae.
Le reste des espèces sont rapprochées des stations 1 et 4 qui sont les extrêmes de point de vue
gradient altitudinal.
53
Chapitre III Résultats et discussion
Il faut signaler que nous n’avons pas tenu compte des espèces très rares car leur étude
phénologique est pratiquement inutile. Pour cela nous avons choisi de prendre les espèces
dont l’effectif est supérieur ou égale au double du nombre de nos stations (≥ 8 individus)
(Tab.27).
Nous avons établé des phénogrammes pour chaque espèce en tenant compte des abondances
des mâles et des femelles. Ces phénogrammes représentés dans les Figures 31, 32, 33, 34, 35,
et 36 montrent le pic d’activité des deux sexes.
Tableau 27 : Abondances des individus des espèces récoltées et utilisées dans l’étude de la
phénologie et ordonnées selon la classification de Platnick (2010) dans l’ensemble des quatre
stations durant l’année d’étude (m : mâles, f : femelle).
Famille Genre / espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
Dysdera sp.1 m 16 5 1 1 0 0 4 1 1 1 0 0 30
Dysderidae f 17 1 2 1 0 0 1 0 0 5 1 1 29
Harpactea sp.1 m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
f 5 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 6
Ceratinopsis m 12 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 14
romanus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes labilis m 11 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 16
f 4 5 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10
Lyniphiidae Lepthyphantes tenuis m 6 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7
f 8 2 0 0 1 1 1 0 0 0 1 0 14
Pelecopsis leonina m 3 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 6
f 2 1 2 0 1 0 2 0 0 0 0 1 9
Alopecosa m 7 9 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 17
albofasciata f 4 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 6
Lycosidae Trochosa sp.1 m 37 7 22 20 1 0 0 0 1 14 21 8 131
f 25 4 4 10 0 0 0 0 0 19 16 2 80
Trochosa sp.2 m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 2 2 0 2 0 0 1 0 1 0 0 1 9
Agelenidae Textrix sp.1 m 12 11 16 0 0 0 0 0 0 0 0 0 39
f 2 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
Zodariidae Zodarion ludibundum m 0 0 1 0 2 1 0 0 0 0 0 0 4
f 0 0 1 2 1 0 0 0 0 0 0 0 4
Scotophaeus sp.1 m 0 3 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 5
f 0 2 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Trachyzelotes m 0 8 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 8
costatus f 0 1 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 3
Gnaphosidae Trachyzelotes m 0 1 2 4 0 0 0 0 0 0 0 0 7
mutabilis f 0 0 0 2 2 0 0 0 0 0 0 0 4
Zelotes carmeli m 0 7 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 8
f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Zelotes m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
poecilochroaformis f 6 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 8
Salticidae Phlegra sp.1 m 13 0 0 2 1 0 0 0 0 0 0 0 16
f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
54
Chapitre III Résultats et discussion
Harpactea sp.1 : la récolte de cette espèce a été enregistrée durant deux mois : avril et
novembre, avec un faible effectif (5 mâles et 6 femelles). La présence des deux sexes est
marquée au mois d’avril, ce qui correspond éventuellement à la phase de reproduction
(Fig.31).
Lepthyphantes labilis :
Cette espèce présente une activité courte puisqu’elle n’a été récoltée que durant quatre
compagnes d’échantillonnage (avril, mai, juin et mars). Les mâles sont les plus abondants
mais ils sont aussi actifs que les femelles. Le maximum de présence des deux sexes durant le
mois d’avril peut probablement correspondre à la période d’accouplement (Fig.32).
Lepthyphantes tenuis :
Les femelles de cette espèce sont les plus actives que les mâles, elles ont été récoltées pendant
six mois : avril, mai, aout, septembre, octobre et février. Les mâles sont présents au mois
d’avril et au mois de mai. La présence des femelles durant la saison estivale et le début de la
saison automnale peut être liée à la période de ponte ou à celle de la construction d’un cocon.
Le pic d’activité des deux sexes s’observe au mois d’avril ce qui peut probablement montrer
le moment de l’activité sexuelle (Fig.32).
Pelecopsis leonina :
Elle présente une activité très proche de l’espèce précédente, elle a été échantillonnée au mois
d’avril, mai, juin, aout, octobre et mars. Les femelles sont aussi les plus actives, elles ont été
récoltées durant six mois de prélèvement, par contre les mâles ont été trouvés durant les mois
de mars, avril, mai, et juin. L’abondance des deux sexes durant le mois d’avril peut indiquer
la période de reproduction (Fig.32).
55
Chapitre III Résultats et discussion
Trochosa sp.1 :
Cette espèce est active presque toute l’année, avec un grand effectif (131 mâles pour 80
femelles), elle est d’ailleurs l’espèce la plus abondante dans nos échantillons, elle est absente
seulement pendant l’automne. D’après l’abondance observée, la période de reproduction est
très longue, elle dure pratiquement sept mois avec un pic d’activité au mois d’avril (37 mâles
sur 25 femelles) (Fig.33).
Trochosa sp.2 :
Tous les individus récoltés de cette espèce sont des femelles qui sont actives pendant six mois
de l’année (avril, mai, juillet, aout, décembre et mars). Les mâles ne sont pas actifs
puisqu’aucun n’a été récolté dans nos stations.
L’absence des mâles dans nos prélèvements ne nous permet pas de déduire la période
probable de la reproduction (Fig.33).
56
Chapitre III Résultats et discussion
Trachyzelotes costatus :
Cette espèce n’a été trouvée dans nos pièges que deux fois au cours de l’année d’étude, au
mois de mai et au mois d’aout ce qui permet de dire que sa période d’activité est très courte.
Nous avons récolté les deux sexes uniquement au mois de mai avec une faible abondance ce
qui peut nous indiquer la période d’accouplement (Fig.35).
Zelotes poecilochroaformis :
Cette espèce possède une courte période d’activité pendant l’année, nous l’avons récoltée trois
fois durant notre compagne d’échantillonnage, elle a été trouvée durant les mois d’avril, mai
et aout. Les mâles sont récoltés que pendant le mois d’avril, et la présence des femelles dans
le même mois peut montrer la période de reproduction (Fig.35).
Zelotes carmeli :
Selon les résultats de nos récoltes, Zelotes carmeli est active durant deux mois seulement
(mai et juin), la coexistence des deux sexes pendant le mois de mai montre que c’est
probablement la période d’accouplement (Fig.35).
Scotophaeus sp.1 :
Cette espèce a été trouvée dans notre échantillon au mois de mai et celui de juillet, les
individus de cette espèce ont par conséquent une activité très courte. Le maximum de
présence des mâles et des femelles durant le mois de mai indique que la période de
reproduction peut avoir lieu durant ce mois (Fig.36).
57
Chapitre III Résultats et discussion
Dysdera sp.1
20
15 mâle
effectifs
10 femelle
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Harpactea sp.1
5
4
effectifs
3 mâle
2
femelle
1
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Ceratinopsis romanus
12
10
8
effectifs
mâle
6
4 femelle
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Figure 31 : Phénologie des espèces suivantes : Dysdera sp.1, Harpactea sp.1 et Ceratinopsis
romanus dans la région étudiée.
58
Chapitre III Résultats et discussion
Lepthyphantes labilis
12
10
8
effectifs
mâle
6
4 femelle
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Lepthyphantes tenuis
8
6
effectifs
mâle
4
femelle
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Pelecopsis leonina
3
2,5
2
effectifs
mâle
1,5
1 femelle
0,5
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
59
Chapitre III Résultats et discussion
Alopecosa albofasciata
10
8
effectifs
6 mâle
4
femelle
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Trochosa sp.1
40
30
effectifs
mâle
20
femelle
10
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Trochosa sp.2
2
1,5
effectifs
mâle
1
0,5 femelle
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
60
Chapitre III Résultats et discussion
Textrix sp.1
16
14
12
10
effectifs
mâle
8
femelle
6
4
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Zodarion ludibundum
2
1,5
mâle
effectifs
1
femelle
0,5
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Trachyzelotes mutabilis
4
3
mâle
effectif
2
femelle
1
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
61
Chapitre III Résultats et discussion
Trachyzelotes costatus
8
6
mâle
effectif
4
femelle
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Zelotes poecilochroaformis
6
5
4
effectifs
mâle
3
2 femelle
1
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Zelotes carmeli
7
6
5
effectifs
4 mâle
3
femelle
2
1
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
62
Chapitre III Résultats et discussion
Scotophaeus sp.1
3
2,5
2
effectifs
mâle
1,5
1 femelle
0,5
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Xysticus nubilus
4
3
effectifs
mâle
2
1 femelle
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Phlegra sp.1
14
12 mâle
10
effectifs
8 femelle
6
4
2
0
avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar
périodes
Figure 36 : phénologie des espèces suivantes : Scotophaeus sp.1, Xysticus nubilus et Phlegra
sp.1 dans la région étudiée.
63
Chapitre III Résultats et discussion
L’étude de la phénologie des espèces récoltées, montre que chaque espèce présente une
période d’activité différente des autres.
Nous avons constaté que l’abondance des mâles est plus grande que celle des femelles (475
mâles pour 151 femelles au total), alors que les femelles sont plus actives que les mâles durant
l’année. Cela peut être expliqué par le rôle généralement limité des mâles à féconder les
femelles, cependant ces dernières ont d’autres fonctions comme la ponte et la construction des
cocons.
Pour l’ensemble des espèces échantillonnées, nous avons remarqué, en générale, sept périodes
d’activité : hiver-printemps, printemps-été, printemps- été –automne, printemps – été-hiver,
printemps– automne, période annuelle, et la période d’été, et deux périodes de reproduction,
printanière et estivale.
Nous avons enregistré une espèce : Xysticus nubilus qui présente une activité hivernale-
printanière, dix espèces ont une activité printanière-estivale, il s’agit de : Trachyzelotes
mutabilis, Trachyzelotes costatus, Zelotes carmeli, Zelotes poecilochroaformis, Scotophaeus
sp.1, Ceratinopsis romanus, Lepthyphantes labilis, Phlegra sp.1, Alopecosa albofasciata et
Textrix sp.1. Trois espèces à activité printanière-estivale-automnale, ce sont : Lepthyphantes
tenuis, Pelecopsis leonona, et Trochosa sp.2. Une espèce possède une activité printanière-
estivale-hivernale, c’est Trochosa sp.1, et une seule espèce qui présente une activité
printanière –automnale, il s’agit d’ Harpactea sp.1.
Nous avons noté également que Dysdera sp.1 présente la plus longue période d’activité, c’est
une activité annuelle, et une seule espèce dont l’activité est purement estivale, il s’agit de
Zodarion ludibundum.
Pour les périodes de reproduction, nous avons remarqué, essentiellement, deux périodes de
reproduction, une printanière et l’autre estivale.
Quatorze espèces dont la période de reproduction est printanière, ce sont : Xysticus nubilus,
Trachyzelotes costatus, Zelotes carmeli, Zelotes poecilochroaformis, Scotophaeus sp.1,
Lepthyphantes labilis, Lepthyphantes tenuis, Pelecopsis leonona, Phlegra sp.1, Alopecosa
albofasciata, Trochosa sp.1, Textrix sp.1, Dysdera sp.1 et Harpactea sp.1 et deux espèces ont
une reproduction estivale, il s’agit de : Trachyzelotes mutabilis et Zodarion ludibundum.
Par ailleurs, nous n’avons pas pu définir les périodes de reproduction de deux espèces :
Ceratinopsis romanus, et Trochosa sp.2 car tous les individus récoltés pour chaque espèce
sont du même sexe.
64
Conclusion
Le présent travail réalisé au niveau du centre cynégétique situé dans la région de Réghaïa qui
est caractérisée par un climat méditerranéen subhumide consiste à étudier la communauté
d’Aranéides épigés en fonction d’un gradient d’humidité du sol dans quatre stations choisies à
partir du bord du lac et perpendiculairement à la rive est du marais de Réghaïa.
Les valeurs les plus faibles d’humidité du sol sont enregistrées pendant la saison sèche, la
station 1 qui est située au bord du lac est la plus humide, elle présente le taux maximal
d’humidité car le sol est toujours imbibé d’eau. Le reste des stations ont une humidité
moyenne du sol qui varie entre 14.51% et 17.21%.
Notre étude a aboutit, à la limite de notre échantillonnage, à récolter 820 individus dont 626
adultes et 194 juvéniles. Les individus mâtures sont composés de 475 mâles et 151 femelles,
ils appartiennent à 14 familles, 31 genres et 52 espèces.
La famille des Gnaphosidae est la plus diversifiée avec 18 espèces, suivie de la famille des
Lyniphiidae avec 9 espèces et des Lycosidae avec 5 espèces.
La comparaison des abondances et de la richesse spécifique de chaque station indique une
augmentation inversement proportionnelle au gradient d’humidité. La station la plus humide
est moins riche en espèces.
L’indice de diversité de Shannon montre que les stations qui se trouvent aux extrémités du
gradient altitudinal sont les plus similaires, et elles ont tendance à l’équirépartition. La station
3 est la plus diversifiée et correspond à un milieu favorable à l’installation de nombreuses
espèces.
L’étude de la similarité montre le groupement des stations 1 et 3, il est dû probablement à la
granulométrie et au calcaire total du sol de ces deux biotopes.
L’analyse factorielle de correspondance montre que les affinités entre les stations sont dues
essentiellement à la végétation. Il ressort que dans certain cas la nature de la végétation est
plus importante que le degré d’humidité de l’habitat.
L’étude de la phénologie des espèces étudiées montre qu’elle diffère d’une espèce à l’autre.
L’abondance des mâles est plus grande que celle des femelles (475 mâles pour 151 femelles
en total), alors que les femelles sont plus actives que les mâles durant l’année. Nous avons
enregistré sept périodes d’activité et deux périodes de reproduction durant l’année d’étude.
Il n’est pas possible d’étudier séparément et de manière plus approfondie l’influence de la
végétation et de l’humidité du sol puisqu’il ya une corrélation significative entre cette dernière
et la densité du couvert végétal.
Il ressort de cette étude que la faune du sol dans le lac de Réghaïa est très diversifiée, elle joue
un rôle très important dans l’équilibre écologique mais elle est malheureusement peu
exploitée. D’autres études sont souhaitables dans les zones humides Algériennes afin de
pouvoir comparer ente les résultats.
La détérioration de la qualité du milieu dans ce lac peut avoir un impact négatif sur les
Aranéides et sur d’autres espèces animales et végétales, ce qui va menacer la diversité et la
vie de ces peuplements. Il faut tenir donc compte de ce danger, et améliorer les procédures de
protection dans cette zone pour arriver à la préservation de la biodiversité.
65
Bibliographie
2. Akpo E., Grousis M., Bada F., Pontanier R. et Florest C., 1999 : Effet du couvert ligneux
sur la structure de la végétation herbacée de jachères Soudaniennes. Sécheresse 0 : 61-
253.
3. Almquist S., 1973 : Habitat selection by spiders on coastal dunes in scania, Sweeden. Ent.
Scand. 4 : 134-154.
4. Anne P., 1945 : Sur le dosage rapide du carbone organique des sols- Ann. Agron., 2 :
161-172.
5. A.N.R.H, 2009 : Agence National des Ressources hydrauliques : pour les analyses
physicochimiques du sol, Alger.
6. Aubert G., 1978 : Méthodes d’analyses des sols. Ed. Centre régional de documentation
pédagogique, Marseille-191p.
7. Bachelier G., 1978 : La faune des sols, son écologie et son action. Ed. O.S.T.R.O.M.,
Paris- 391p.
8. Bagnouls F. et Gaussen H., 1953 : Saison sèche et indice xerothérmique. Document pour
les cartes. production végétale, série : Généralité cartographique de l’unité écologique. Ed.
Edword., Toulouse- 47p.
9. Bara L., 1986 : Ecologies des Araignées calcicoles de la région Viroinval. Mém. Soc. r.
belge Ent., 33 : 15-24.
10. Bara L., 1991 : Etude de l’aranéofaune d’une xerosere calcicole. Thèse de Doctorat en
Sciences Zoologiques, Faculté des Sciences, U.L.B., Belgique-719p.
11. Barbault R., 1981: Ecologie des populations et des peuplements. Ed. Masson, Paris-
200p.
12. Barbault R., 1993 : Ecologie générale. Structure et fonctionnement de la biosphère. Ed.
Masson, Paris- 269p.
13. Barber H.S., 1931 : Traps for cave inhabiting insectes. J. Elisha Michell Sci. Soc., 46 :
259-266.
14. Beladjal L. et Bosmans R., 1997 : Nouvelles données sur le genre Harpactea Bristowe
en Algérie (Araneae, Dysderidae). Rev. Arachnol., 12 : 9-29.
66
Bibliographie
15. Beleh A. et Sakhri K., 2008 : Abondance et distribution des chilopodes (Arthropodes,
Uniramia) dans différentes formations végétales au sein du centre cynégétique de
Réghaϊa. Mémoire. Ing., F.S.B., U.S.T.H.B., Alger-53p.
16. Benhabiles S. et Derrahi S., 2006 : Etude écofaunistique des Araneae de différentes
ϊa.
formations végétales dans le centre cynégétique de Régha Mémoire. Ing., F.S.B.,
U.S.T.H.B., Alger- 50p.
17. Blondel J., 1979 : Biogéographie et écologie. Ed. Masson, Paris- 173p.
18. Bosmans R., 1985a : Etude sur les Linyphiidae nord africaines. II. Le genre Oedothorax
Bertkau en afrique du nord, avec une révision des caractères diagnostiques des mâles des
espèces ouest paléarctique. Biol. Jb. Dodonaea, 53 : 58-75.
19. Bosmans R., 1985b : Etude sur les Linyphiidae nord africaines. III. Les genres
Troglohyphantes Joseph et Lepthyphantes Menge en Afrique du nord (Araneae,
Linyphiidae). Rev. Arachnol., 6 : 135-178.
20. Bosmans R., 1986 : Le genre Centromerus Dahl en Afrique du nord (Araneae,
Linyphiidae). Etude sur les Linyphiidae nord africaines. IV. Biol. Jb. Dodonaea, 54 : 85-
103.
21. Bosmans R., 1991a : Le genre Sintulla Simon en Afrique du nord (Araneae, Lyniphiidae).
Etude sur les Lyniphiidae nord Africaines. VI. Rev. Arachnol., 9 : 103- 117.
22. Bosmans R., 1991b : Tow new Lepthyphantes species from the saharians Atlas (Araneae,
Lyniphiidae). Study on North-Africain Lyniphiidae. VII. Biol. Jaarb. Dodonaea, 58 : 63-
70.
23. Bosmans R., 1997 : Revision of the genus Zodarion Walckner, 1833, part II.Western and
central Europe, including Italy (Araneae : Zodariidae). Bull. Br.arachnol. Soc., 10 : 265-
294.
24. Bosmans R., 2001 : Les genres Acartauchenius Simon et Thomatoncus Simon en Afrique
du Nord. Etude sur les Lyniphiidae africaines. IX. (Araneae, Lyniphiidae, Erigoninae).
Rev. Arachnol., 14 : 1-24.
25. Bosmans R. et Abrous O., 1990 : The genus Thyphocrestus Simon in north Africa
(Araneae, Lyniphiidae). Bull. Inst. r. Sci. Nat. Belge, 60 : 19-37.
26. Bosmans R. et Abrous O., 1992 : Studies on north Africain Lyniphiidae. VI. The genre
Pelecopsis Simon, Trichoptera Kulczynski and Ouedia gen. n. Bull.Br. Arachnol. Soc., 9 : 65-85.
67
Bibliographie
27. Bosmans R. et Beladjal L., 1988 : The genus Harpactea Bristowe in North Africa.
Comptes rendus XI colloque européen d’Arachnologie, Berlin, septembre 1988 : 250-255.
28. Bosmans R. et Beladjal L., 1989 : Les araignées du genre Harpactea Bristowe (Araneae,
Dysderidae) du parc National de Chrea (Algérie). Biol. Jb. Dodonaea, 56 : 92- 104.
29. Bosmans R. et Beladjal L., 1991 : Une douzaine de nouvelles espèces d’ Harpactea
Bristowe d’Algérie, avec la description de trois femelles inconnues (Araneae,
Dysderidae). Rev. Suisse Zool., 98 : 645-680.
30. Bosmans R. et Bouragba N., 1992 : Trois nouvelles Lyniphiidae de l’Atlas Algérien, avec
la description du mâle de Lepthyphantes djazairi Bosmans et la redescription de
Lepthyphantes homonymus Denis (Araneae). Bull. Annls. Soc. r. belge Ent., 128 : 245-
262.
31. Bosmans R. et Chergui F., 1993 : The genus Mecopishes Simon in North Africa (Araneae,
Lyniphiidae : Erigoninae). Studies on North African Lnyphiidae. VII. Bull. Annls. Soc. r.
belge Ent., 129 : 341-358.
32. Bosmans R et Desmet K., 1993 : Le genre Walckenaeria Blackwall en Afrique du nord
(Araneae, Lyniphiidae). Etude sur les Lyniphiidae nord Africaines. I. Rev. Arachnol., 10 :
21-51.
34. Cancela Da Fonceca J.P., 1969a : L’outil statistique en biologie du sol. V. Indice de
diversité spécifique. Rev. Ecol. Biol. Sol, 6 :1- 30.
35. Cancela Da Fonceca J.P., 1969b : L’outil statistique en biologie du sol. VI. Théorie de
l’information et diversité spécifique. Rev. Ecol. Biol. Sol, 6 : 533- 555.
36. Chebli L., 1971 : Quelques aspects agronomiques de la pollution du marais de Réghaïa.
Thèse. Ing., I.N.A., Alger- 64p.
37. Cibois P., 1983 : L’analyse factorielle. Que sais-je ? Ed. Press univ., France- 127p.
38. Daget J., 1976 : Les modèles mathématiques en écologie. Ed. Masson, Paris, 172p.
39. Dajoz R., 1970 : Précis d’Ecologie. Ed. Dunod, Paris- 357p.
68
Bibliographie
40. Dajoz R., 1975 : Précis d’Ecologie. Ed. Dunod, Paris- 549p.
41. Dajoz R., 1980a : Ecologie des insectes forestiers. Ed. Gauthier- Villars, Paris- 489p.
42. Dajoz R., 2000 : Précis d’écologie. Ed. Dunod, Paris - 600p.
43. Decleer K., 1988 : Temporary inundation as a determining factor for the spider
communities of marshland habitatas. Comptes rendus XI colloque européen
d’Arachnologie, Berlin, septembre 1988 : 161-167.
44. Decleer K. et Segers R., 1990 : The soil surface active Araneae, Opiliones, Carabidae and
Staphylinidae of a wet Medow Vegetation subject to dereliction and succession. Biol. Jb.
Dodonaea, 57 : 103-119.
45. D.G.F., 2004 : Direction générale des forêts : Atlas des zones humides Algériennes
d’importances internationale. Ed. M.A.D.R., Alger- 107p.
46. Duffey E., 1962 : A population study of spiders in limestone grassland. Oikos, 13 : 15-34.
47. Duffey E., 1966 : Spiders, ecology and habitat structure. Senc. Biol., 47 : 45-49.
48. Emberger L., 1955 : Une classification biogéographique des climats. Rev. Trav. Tab.
Geol. Fac. Sci. Montpellier., 7 : 1- 43.
49. Foucart T., 1982 : Analyse factorielle : Programmation sur micro-ordinateur. Collection
méthodes + programmes. Ed. Masson, Paris- 243p.
50. Grimm U., 1985 : Die Gnaphosidae mitteleuropas (Arachnida, Araneae). Abh. Naturn.
Ver. Hamberg, 26 : 1-318.
51. Haupt J., 1993 : Guides des milles pattes, arachnides et insectes de la région
méditerranéenne. Ed. Delachaux et Nestlé, Paris -357p.
52. Heimer S. et Nentwig W., 1991 : Spinnen Mitteleuropas. Ed. Paul Parey, Berlin - 531p.
53. Hill M.O., 1973 : Reciprocal averaging : an eigenvector method of ordination. Journal of
Ecology, 6 : 237-249.
54. Huberts M., 1979 : Les araignées. Ed. Boubée, Paris- 277p.
55. Hufty A., 2001 : Introduction à la climatologie. Ed. De Boeck université, Bruxelles- 544p.
69
Bibliographie
56. Huhta V., 1971 : Succession in the spider communities of the forest floor after clear
cutting and prescribed burning. Ann. Zool. Fennici, 8 : 483- 542.
57. I.N.S.I.D., 2009 : Institut National du Sol, de l’Irrigation et du Drainage : pour les
analyses physicochimiques du sol, Alger.
58. Jocqué R., 1986 : Etude de l’anéofaune d’un gradient d’humidité dans une bruyère
campenoise. Mém. Soc. r. belge Ent., 33 : 93-106.
59. Jocqué R., 1991 : A generic revision of the spider family Zodariidae (Araneae). Bull. Am.
Mus. nat. Hist., 201 : 1-160.
60. Jones D., 1983 : Spiders of Britain and northern europe. Ed. Country life books, London-
320p.
61. Juberthie C., 1954 : Sur les cycles biologiques des araignées. Bull. Soc. Hist. Nat.,
Toulouse, 89 : 299- 318.
62. Kadik F. et Smai S., 1989 : Etude systématique et taxonomique de la famille des
Agelenidae d’Afrique du nord. Mémoire de D.E.S., I.S.N., U.S.T.H.B., Alger- 186p.
63. Kherbouche-Abrous O., 2006 : Les arthropodes non insectes épigés du parc national du
Djurdjura : Diversité et écologie. Thèse de Doctorat d’Etat, F.S.B., U.S.T.H.B., Alger-
173p.
64. Ledant J.P, Jacob P. et Hily C., 1979 : Les oiseaux d’eau du marais de Réghaïa. Sem.
Inter. Avif. Alger., I.N.A., Alger- 14p.
65. Ledant J.P., Jacob J.P., Jacobs P., Malher F., Ochando B. et Roche J., 1981 : Mise à jour
de l’avifaune algérienne. Le Gerfaut–De Giervalk, 71 : 295 – 398.
66. Ledoux J.C. et Canard A., 1981 : Initiation à l’étude systématique des araignées. Ed.
Domazan, Paris- 56p.
67. Legendre L. et Legendre P., 1979a : Ecologie numérique.1. Le traitement multiple des
données écologiques. Ed. Masson, Paris- 197p.
68. Legendre L. et Legendre P., 1979b : Ecologie numérique.2. La structure des données
écologiques. Ed. Masson, Paris- 247p.
69. Locket G.H. et Millidge A.F., 1951 : British spiders I. Ed. Ray society, London- 310p.
70
Bibliographie
70. Locket G.H. et Millidge A.F., 1953 : British spiders II. Ed. Ray society, London- 449p.
71. Locket G.H., Millidge A.F. et Merrett P., 1974 : British spiders. Ed. Ray society,
London, 3 : 1-314.
72. Loreau M., 1984 : Composition et structure de trois peuplements forestiers de Crabides.
roy. Belg. Bull. Cl. Sci., 70 :125-160.
73. Maelfait J.P. et Baert L., 1975 : Contribution to the knowledge of the Arachno- and
Entomofauna of different wood habitats, part I. Sampled habitats, theorical study of the
pitfall method, survey of the captured taxa. Biol. Jb. Dodonaea, 43 : 197- 196.
74. Mehenni M.T., 1994 : Recherche écologiques et biologiques sur les coléoptères de
cédraies Algériennes. Thèse de Doctorat d’état, I.S.N., U.S.T.H.B., Alger-365p.
75. Meijer J., 1977 : The immigration of spiders (Araneida) into a new polder. Ecol. Ent.,
2 :81-90.
76. Miller S.A. et Harley J.B., 1999 : Zoology. Ed. Mac Graw-Hill, New york- 750p.
77. Morris M.G., 1971 : Differences between the invertebrate faunas of grazed and ungrazed
chalk grassland. IV. Abundance and diversity of Homoptera (Auchenorhyncha). J., Appl.
Ecol., 8 :37-52.
78. Mutin L., 1977 : La Mitidja, décolonisation et espace géographique. Ed. Office des
publications universitaires, Alger -607 p.
79. N’zala D., Nongamani A., Mout sambuté J.M. et Mapangui A., 1997 : Diversité
floristique dans les monocultures d’eucalyptus et de pins du Congo. Cahiers Agricultures,
6: 174-196.
80. Obrtel J., 1971 : Number of pitfall traps in relation to the structure of the catch of soil
surface Coleoptera. Acta Ent. Bohemoslovaca, 68 : 300-309.
81. Odum E.P., 1997 : Ecology. Ed. Sinaur Associetes, Georgia- 330p.
82. Ouafi L., 1987 : Pollution du lac de Réghaïa. Mémoire de fin de stage Hydro. Lenfores,
Boumerdes - 65p.
84. Parry D.A., 1954 : On the drinking of soil capillary water by spiders. J. exp. Biol., 31 :
213-227.
71
Bibliographie
85. Peet R.K., 1974 : The measurment of specis diversity. Annuel Revieus of Ecology and
systematics, 5 : 285-307.
86. Pielou E.C., 1966 a : Species diversity and pattern-diversity in the study of ecological
succesion. J. Theor. Biol., 10 : 370-383.
87. Pielou E.C., 1966 b : The measurement of diversity in diffrent types of biological
collection. J. Theor. Biol., 13 : 131- 144.
88. Platnick N.I., 2010 : The world spider catalog, version 10.5. American Museum
of Natural History, online at http://research.amnh.org/entomology/spiders/catalog/index.html
89. Platnick N.I et Murphy J.A., 1984 : A revision of the spider genera Trachyzelotes and
Urozelotes (Araneae, Gnaphosidae). Novitate, Am. Mus. nat. Hist., 92 : 1-30.
90. Ramade F., 1984 : Ecologie fondamentale. Ed. Mac Graw Hill, Paris-362p.
91. Ramsar, 2003 : Fiche descriptive sur les zones humides, Ed. D.G.F., M.E.D.R., Alger-19p.
92. Renkonen O., 1938 : Statistish-ökologishe untersuchngen über die terrestrische käferwelt
der finnischen Bruchmoore. Ann. Zool. Soc. Zool. Bot. Fenn. Vanamo, 6 : 1- 231.
93. Roberts M.J., 1985 : The spiders of great Britain and Ireland. Ed. Harley books, London-
227p.
94. Schumacker M., 1978 : Araignées des prairies, guide d’identification. Cahier du Viroin,
Ed. Univ. Bruxelle -56p.
95. Shannon C.E. et Weaver W., 1949 : The mathematical theory of communiation. Ed.
Urbana. Univ. Illinois - 25p.
96. Simon E., 1914 : Les Arachnides de France, tome I. Ed. Rosert, Paris- 308p.
97. Simon E., 1926 : Les Arachnides de France, tome II. Ed. Rosert, Paris- 223p.
98. Simon E., 1929 : Les Arachnides de France, tome III. Ed. Rosert, Paris- 239p.
99. Simon E., 1932 : Les Arachnides de France, tome IV. Ed. Rosert, Paris - 205p.
100. Simon E., 1937 : Les Arachnides de France, tome V. Ed. Rosert, Paris- 319p.
72
Bibliographie
101. Sorensen T.A., 1948 : A method of establishing groops of equal amplitude in plant
sociology based on similarity of species content and its application to analyses of the
vegetation on Danish commons.K. Danske Vidensk. Selsk. Biol. Skr., 5 :1- 34.
102. Southwood T.R.E., 1978 : Ecological methods. Ed. Chapman and Hall, London -524p.
103. Sudd J.H., 1972 : The description of spiders at Spurn Head (Yorkshire) in relation to
fooding. J. anim. Ecol., 41 : 63-70.
104. Tansley A.G., 1965.The British Island and their vegetation.I, II. Ed. University’s press.
Gambridge-930p.
105. Touffet J., 1982 : Dictionnaire essentiel d’écologie. Ed. Ouest France, Rennes- 108p.
106. Uetz G.W., 1976 : Gradient analysis of spider communities in astreamside forest.
Oecologia. 22 : 373-385.
108. Whittaker R.H., 1972 : Evolution and measurement of species diversity. Taxon, 21 : 213-
251.
109. Wolda H., 1983 : Diversity, diversity indices and tropical cockroaches. Oecologia, 58 :
290- 298.
110. Wunderlich J., 1987 : The spiders of Canary Islands and Madeira. Adaptive radiation,
biogeography, revisions and description of new species. Ed. Tropical scientific books.
Triops Germany - 435p.
73
Annexes
critères Justifications
1 Le marais côtier de Réghaϊa, est considéré comme un site d’importance internationale car il
constituait le dernier vestige de l’ancienne Mitidja, il reste actuellement la zone humide de
la région biogéographique de l’Algérois qui donne face directement à la mer Méditerranée.
Il reste également la seule zone humide ayant échappé aux opérations d’assèchement qui
ont fait disparaître les lacs de la Mitidja notamment le lac Halloula et les petits marais de la
Ressauta, d’où son importance historique et écologique. Son intérêt est souligné par son
isolement géographique et sa position à mi-chemin entre les voies migratoires classiques
de Gibraltar et du détroit Sicilio-Tunisien.
2 Le site abrite 4 espèces rares, 3 d’entre elle sont classées vulnérables sur la liste rouge de
l’UICN : Aythya nyroca, Marmaronetta angustirostris et Oxyura leucocephala.
Tableau 12 : Résultats des abondances des divers groupes zoologiques recueillis par les
pièges barber durant la période de prélèvement (2008-2009) dans la station 1.
groupes/mois Avr Mai Jui Jut Aot Sep Oct Nov Dec Jan Fev mar total
Araneides 64 19 17 9 7 6 9 7 6 4 2 5 155
acariens 7 3 4 0 0 0 0 10 6 6 4 4 44
opilions 5 1 0 0 0 0 0 0 2 1 0 0 9
pseudoscorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Scorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Insectes 252 104 36 9 57 81 40 173 43 57 10 27 889
Isopodes 156 125 96 33 45 67 108 32 4 2 1 10 679
Myriapodes 51 32 53 10 13 1 5 38 49 24 25 15 316
Divers 9 6 7 0 2 0 26 15 12 44 2 6 129
total 544 290 213 61 124 155 188 275 122 138 44 67 2221
Tableau 13 : Résultats des abondances des divers groupes zoologiques recueillis par les
pièges barber durant la période de prélèvement (2008-2009) dans la station 2.
groupes/mois Avr Mai Jui Jut Aot Sep Oct Nov Dec Jan Fev mar total
Araneides 86 32 43 41 13 1 4 0 1 16 9 0 246
acariens 3 0 4 6 8 0 0 49 0 0 2 0 72
opilions 6 0 1 83 11 0 0 0 0 2 0 0 103
pseudoscorpions 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Scorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Insectes 1680 362 235 249 99 42 192 157 36 105 40 0 3197
Isopodes 169 236 99 0 84 16 470 92 5 0 2 0 1173
Myriapodes 44 118 85 72 6 2 4 60 7 28 35 0 461
Divers 574 393 234 36 2 5 109 128 7 20 12 0 1520
total 2562 1141 702 487 223 66 779 486 56 171 100 0 6773
1
Annexes
Tableau 14: Résultats des abondances des divers groupes zoologiques recueillis par les pièges
barber durant la période de prélèvement (2008-2009) dans la station 3.
groupes/mois Avr Mai Jui Jut Aot Sep Oct Nov Dec Jan Fev mar total
Araneides 108 90 18 3 1 2 2 1 6 38 45 25 339
acariens 21 2 4 0 0 0 0 2 100 30 38 110 307
opilions 3 6 47 0 0 0 0 0 0 1 1 0 58
pseudoscorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 2
Scorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Insectes 172 305 96 14 20 32 100 50 30 155 80 60 1114
Isopodes 143 80 47 5 15 50 55 40 7 7 8 12 469
Myriapodes 20 26 45 25 0 1 4 24 13 3 10 25 196
Divers 22 27 1 1 0 0 0 0 2 4 6 10 73
total 489 536 258 48 36 85 161 117 159 238 188 243 2558
Tableau 15: Résultats des abondances des divers groupes zoologiques recueillis par les
pièges barber durant la période de prélèvement (2008-2009) dans la station 4.
groupes/mois Avr Mai Jui Jut Aot Sep Oct Nov Dec Jan Fev mar total
Araneides 19 22 4 12 14 3 0 0 3 0 0 3 80
acariens 12 0 0 1 2 2 0 1 2 4 0 5 29
opilions 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
pseudoscorpions 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Scorpions 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1
Insectes 91 74 73 125 136 124 22 2 5 32 4 25 713
Isopodes 19 25 35 16 18 5 18 2 0 0 0 20 158
Myriapodes 4 7 18 26 8 4 0 2 0 0 0 0 69
Divers 0 2 4 1 1 1 0 0 0 0 0 2 11
total 148 130 134 181 179 139 41 7 10 36 4 55 1064
2
Annexes
Tableau 19 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvéniles (j) récoltés dans la station 1
durant la période d’échantillonnage.
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 9 1 1 1 0 0 4 1 1 1 0 0 19
Dysdera sp.1 f 6 0 1 1 0 0 1 0 0 1 0 1 11
j 0 0 1 0 1 1 0 1 0 0 0 0 4
Harpactea sp.1 m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Dysderidae m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Harpactea sp.2 f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 6
Harpactea sp.3 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Theridiidae Enoplognatha sp.1 f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Ceratinopsis m 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
romanus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 6
Lyniphiidae labilis f 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lephyphantes m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
tenuis f 7 0 0 1 0 1 0 0 0 1 0 0 10
j 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
Pelecopsis leonina m 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
f 0 0 0 0 1 0 2 0 0 0 0 0 3
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Alopecosa m 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
albofasciata f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lycosidae m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trochosa sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Trochosa sp.2 f 2 0 0 2 0 0 0 0 1 0 0 0 5
j 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 2
m 3 4 10 0 0 0 0 0 0 0 0 0 17
Agelenidae Textrix sp.1 f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Zodarion m 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
Zodaridae ludibundum f 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trachyzelotes. f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 3 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 8
Zelotes m 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
poecilochroaformis f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gnaphosidae j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
fuscotetaceus f 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes aeneus m 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 0 0 2
f 0 0 0 0 0 0 1 1 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
3
Annexes
Tableau 19: Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvéniles (j) récoltés dans la station1 durant
la période d’échantillonnage (suite).
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
Zelotes spadix f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 2 1 0 0 0 1 0 0 4
Gnaphosidae m 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Scotophaeus sp.1 f 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Haplodrassus. f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Thomisidae Oxyptila pauxilla f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Tableau 20 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvéniles récoltés dans la station 2 durant
la période d’échantillonnage.
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 5 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7
Dysdera sp.1 f 6 1 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 9
j 0 0 2 4 0 0 3 0 0 0 0 0 9
Dysderidae m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Harpactea sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Ceratinopsis m 3 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
romanus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
labilis f 1 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
tenuis f 0 1 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Pelecopsis leonina m 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Lyniphiidae f 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Erigone dentipalpis m 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Erigone vagans m 1 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Diplocephalus m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
graecus f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Alopecosa sp.1 m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 2
Lycosidae Trochosa hispanica m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
4
Annexes
Tableau 20 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvéniles récoltés dans la station 2 durant
la période d’échantillonnage (suite).
Trochosa sp.1 m 24 6 22 20 1 0 0 0 1 3 4 0 81
Lycosidae f 6 2 4 10 0 0 0 0 0 9 2 0 33
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trochosa sp.2 m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 1
j 4 4 1 2 0 0 0 0 0 1 0 0 12
Zodarion m 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Zodaridae ludibundum f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trachyzelotes m 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
costatus f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trachyzelotes m 0 1 2 4 0 0 0 0 0 0 0 0 7
mutabilis f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 2 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Zelotes carmeli f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gnaphosidae m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes spadix f 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes spiribulbis m 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 7 7 1 0 0 0 0 0 0 0 0 15
m 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Scotophaeus sp.1 f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Micaria sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Minosiella sp.1 f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Nomisia m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Haplodrassus. f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Thomisidae Oxyptila nigella f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Xysticus nubilus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 1
Xysticus sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Aelurillus sp.1 m 0 0 2 0 0 1 0 0 0 0 0 0 3
f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
Salticidae Euophrys. m 0 0 0. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Phlegra sp.1 m 6 0 0 2 1 0 0 0 0 0 0 0 9
f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0. 2 2 1 0 0 0 0 0 0 5
5
Annexes
Tableau 21 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvénile (j) récoltés dans la station 3
durant la période d’échantillonnage.
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 1 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Ctenizidae Nemisia sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Pholcidae Pholcus sp.1 f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 5 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7
Dysdera sp.1 f 2 0 0 0 0 0 0 0 0 3 1 0 6
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Harpactea sp.1 f 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
Dysderidae j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 1 0 0 0 0 0 0 1 0 0 1 3
Harpactea sp.2 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Harpactea. f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 2
Palpimanus m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Palpimanidae gibbulus f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Ceratinopsis m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
romanus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lyniphiidae j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes m 6 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 10
labilis f 3 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 6
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lepthyphantes m 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
tenuis f 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Pelecopsis m 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
leonina f 1 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Alioranus m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
pauper f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
Tetragnatidae Tetragnatha f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
sp.1 j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Alopecosa m 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
albofasciata f 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
m 12 1 0 0 0 0 0 0 0 11 17 8 49
Lycosidae Trochosa sp.1 f 16 2 0 0 0 0 0 0 0 9 14 2 43
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trochosa sp.2 f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2
j 1 3 0 0 0 0 0 0 1 5 3 0 13
6
Annexes
Tableau 21 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvénile (j) récoltés dans la station 3
durant la période d’échantillonnage (suite).
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 7 7 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 20
Agelenidae Textrix sp.1 f 2 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zodarion m 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 2
kabylianum f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zodariidae Zodarion m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
ludibundum f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 5 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7
m 0 6 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 6
Trachyzelotes f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
costatus j 0 6 0 0 0 0 0 0 1 0 2 0 9
Zelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
poecilochroaformis f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gnaphosidae Zelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
fuscotetaceus f 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes aeneus f 0 0 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
Zelotes carmeli f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes spadix f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes mutabilis f 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 1 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 5
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Pterotrichia sp.1 f 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Micaria sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Nomisia exormata f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Nomisia sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Drassodes sp.1 f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
7
Annexes
Tableau 21 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvénile (j) récoltés dans la station 3
durant la période d’échantillonnage (suite).
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 0 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
Oxyptila nigella f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Thomisidae Oxyptila pauxilla f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 2
m 2 4 0 0 0 0 0 0 0 0 3 4 13
Xysticus nubilus f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 5 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 6
Xysticus sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Aelurillus sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Aelurillus sp.2 f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Euophr0ys f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 0 2
Salticidae m 7 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 7
Phlegra sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Loxoscelidae Loxosceles sp.1 f 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Tableau 22 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvénile (j) récoltés dans la station 4
durant la période d’échantillonnage.
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 0 2 0 1 0 0 0 0 2 0 0 0 5
Ctenizidae Nemisia sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 1 0 0 0 0 1
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Dysdera f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 1 0 0 1 3 0 0 0 0 0 0 5
Dysderidae m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Harpactea sp.1 f 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1 0 2
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Palpimanidae Palpimanus. f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Ceratinopsis m 4 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 4
romanus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Lyniphiidae m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1 1
Pelecopsis leonina f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Tuchoncoides sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
8
Annexes
Tableau 22 : Nombre d’individus mâles (m), femelles (f) et juvénile (j) récoltés dans la station 4
durant la période d’échantillonnage (suite).
Famille Genre/espèce sexe avr mai jui jut aot sep oct nov dec jan fev mar total
m 5 9 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 14
Alopecosa f 4 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 5
albofasciata
j 5 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 6
Lycosidae
m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Trochosa sp.1 f 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2 2
m 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Agelenidae Textrix sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Zodarion m 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
kabylianum f 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zodaridae Zodarion m 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 2
ludibundum f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 2 1 0 2 1 0 0 0 0 0 0 0 6
Trachyzelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
mutabilis f 0 0 0 2 2 0 0 0 0 0 0 0 4
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Trachyzelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
costatus f 0 1 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 2
j 1 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
Zelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
poecilochroaformis f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Gnaphosidae Zelotes m 0 0 0. 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
erythrocephalus f 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
fuscotetaceus f 0 0 0 0 2 0 0 0 0 0 0 0 2
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes m 0 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 1
holocericeus f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Zelotes aeneus f 0 0 0 1 0 0 0 0 0 0 0 0 1
j 0 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
m 1 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 1
Aelurillus sp.1 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
m 0 0 0 1 2 0 0 0 0 0 0 0 3
Salticidae Aelurillus sp.2 f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 0 3 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 3
m 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
Phlegra f 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0
j 2 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 0 2
9
ﺍﻟﺒﻴﺌﺔ ﻭﺍﻟﻘﻴﻤﺔ ﺍﻟﺒﻴﻮﻟﻮﺟﻴﺔ ﻟﺪﺭﺟﺔ ﺭﻃﻮﺑﺔ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ ﻋﻦ ﻃﺮﻳﻖ ﺍﺳﺘﺨﺪﺍﻡ ﻣﺠﺘﻤﻌﺎﺕ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻌﻴﺶ ﻋﻠﻰ ﺳﻄﺢ ﺍﻷﺭﺽ
.ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ( ﻓﻲ ﺑﺤﻴﺮﺓ ﺍﻟﺮﻏﺎﻳﺔ،)ﺍﻟﻤﻔﺼﻠﻴﺎﺕ
: ﻣﻠﺨﺺ
، ﺑﻴﺌﺘﻬﺎ،( ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ،ﻟﻘﺪ ﺗﺮﻛﺰ ﻋﻤﻠﻨﺎ ﻓﻲ ﻣﺤﻤﻴﺔ ﺍﻟﺮﻏﺎﻳﺔ ﻋﻠﻰ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﻣﺠﺘﻤﻊ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ ﺍﻟﺘﻲ ﺗﻌﻴﺶ ﻋﻠﻰ ﺳﻄﺢ ﺍﻷﺭﺽ )ﺍﻟﻤﻔﺼﻠﻴﺎﺕ
ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺃﻧﺒٲﺕ ﻋﻦ.ﻭﺗﻮﺯﻳﻌﻬﺎ ﻓﻲ ﺃﻭﺳﺎﻁ ﻣﺨﺘﻠﻔﺔ ﻭﻓﻘﺎ ﻟﺘﺪﺭﺝ ﺍﻟﺮﻃﻮﺑﺔ ﻓﻲ ﺃﺭﺑﻊ ﻣﺤﻄﺎﺕ ﺍﺧﺘﻴﺮﺕ ﺍﺑﺘﺪﺍء ﻣﻦ ﺷﺎﻃﺊ ﺍﻟﺒﺤﻴﺮﺓ
. ﻭﻫﺬﺍ ﻣﺎ ﺃﻛﺪﺗﻪ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺎﺕ ﺍﻹﺣﺼﺎﺋﻴﺔ ﺍﻟﻤﺨﺘﻠﻔﺔ،ﺗﻨﻮﻉ ﻛﺒﻴﺮ ﻟﻔﺼﺎﺋﻞ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ ﻓﻲ ﻣﺮﻛﺰ ﺍﻟﺘﺪﺭﺝ ﻝﺭﻃﻮﺑﺔ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ ﻭ ﻗﻠﺘﻪ ﻓﻲ ﺍﻟﺠﺎﻧﺒﻴﻦ
ﺃﻧﺜﻰ151 ﺫﻛﺮ ﻭ475 ﺗﺘﻜﻮﻥ ﻣﻦ، ﻣﻦ ﺍﻟﺒﺎﻟﻐﻴﻦ626 ﻣﻦ ﺑﻴﻨﻬﻢ، ﻓﺮﺩﺍ820 ﺣﺼﺪﻧﺎ،( 2009- 2008 ) ﻣﻦ ﺧﻼﻝ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﻴﺔ
. ﻧﻮﻋﺎ52 ﻭ، ﺟﻨﺴﺎ31 ، ﻋﺎﺋﻠﺔ14 ﺃﺣﺪﺍﺙ ﻭﻫﻢ ﻳﻨﺘﻤﻮﻥ ﺇﻟﻰ194ﻭ
ﻓﻘﺪ ﻭﺟﺪﻧﺎ ﺃﻥ ﻛﺜﺎﻓﺔ ﺍﻟﺬﻛﻮﺭ ﺃﻛﺒﺮ ﻣﻦ، ﻭﻻﺣﻈﻨﺎ ﻓﻲ ﺩﺭﺍﺳﺔ ﺍﻟﻨﺸﺎﻁ ﺃﻥ ﻛﻞ ﻧﻮﻉ ﻣﻦ ﺃﻧﻮﺍﻉ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ ﻟﻪ ﻧﺸﺎﻁ ﺧﺎﺹ ﻣﺨﺘﻠﻒ ﻋﻦ ﺍﻵﺧﺮ
ﻓﻲ ﺣﻴﻦ ﺃﻥ ﻧﺸﺎﻁ ﺍﻹﻧﺎﺙ ﺃﻛﺒﺮ ﻣﻦ ﻧﺸﺎﻁ ﺍﻟﺬﻛﻮﺭ ﻭﺳﺠﻠﻨﺎ ﻛﺬﻟﻚ ﻓﻲ ﻫﺬﻩ ﺍﻟﺴﻨﺔ ﺳﺒﻊ ﻓﺘﺮﺍﺕ ﻣﻦ ﺍﻟﻨﺸﺎﻁ ﻭ ﺍﺛﻨﺘﻴﻦ ﻣﻦ،ﻛﺜﺎﻓﺔ ﺍﻹﻧﺎﺙ
.ﻓﺘﺮﺍﺕ ﺍﻟﺘﻜﺎﺛﺮ
ﺇﻻ ﺃﻥ ﺍﻟﻐﻄﺎء ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻲ ﻳﻜﻮﻥ ﺃﻛﺜﺮ ﺃﻫﻤﻴﺔ ﻓﻲ ﺑﻌﺾ ﺍﻟﺤﺎﻻﺕ ﻭﻗﺪ ﺛﺒﺖ ﺫﻟﻚ ﻓﻌﻼ ﻟﺪﻯ،ﺇﻥ ﻟﺮﻃﻮﺑﺔ ﺍﻟﺘﺮﺑﺔ ﺩﻭﺭﺍ ﻫﺎﻣﺎ ﻓﻲ ﺗﻮﺯﻳﻊ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ
. ﻟﺬﻟﻚ ﻓﻤﻦ ﻏﻴﺮ ﺍﻟﻤﻤﻜﻦ ﺍﻟﻔﺼﻞ ﻓﻲ ﺍﻟﺪﺭﺍﺳﺔ ﺑﻴﻦ ﺗﺄﺛﻴﺮ ﺍﻟﻄﺒﻴﻌﺔ ﺍﻟﻨﺒﺎﺗﻴﺔ ﻭ ﺍﻟﺮﻃﻮﺑﺔ ﻻﺭﺗﺒﺎﻃﻬﻤﺎ ﺍﻟﻜﺒﻴﺮ ﺑﺒﻌﻀﻬﻤﺎ.ﺑﻌﺾ ﺍﻟﻌﻨﺎﻛﺐ
Ecology and biological evaluation of the value of soil moisture by use of communities of
epigieal Araneae (Arthropoda, Arachnida) in Lake of Réghaïa.
Abstract:
This work at the nature reserve Réghaïa focuses on the study of the community of epigeal
Araneae (Arthropoda, Arachnida), their ecology and their distribution in different habitats
according to a gradient of moisture of four ground stations chosen from the lake along the
shore.
The study of diversity indicates a great diversity at the center of the gradient of soil moisture,
and low diversity at the two extremes. These results are confirmed by the study synecologic
which is done by different statistical tests.
Our work study during the years 2008-2009, has led to the limit of our sampling at harvest of
820 individuals including 626 adults and 194 juveniles; they belong to 14 families, 31 genera
and 52 species.
The study of phenology of the species studied, showed that each species has a phenological
different. The density of males is greater than that of females (475 males for 151 females in
total), while females are more active than males during the year. We recorded seven periods
of activity and two reproduction periods during the study year.
In summary, soil moisture is probably dominant for the small distribution of spiders. In some
cases the nature of the vegetation is more important than the humidity of the habitat. The
reality of this phenomenon has already been demonstrated for certain spiders.
It is not possible to study separately the influence of vegetation and humidity because there is
a significant correlation between it and the vegetation density.