EPISTEMO UCLOK (Récupération automatique)
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Introduction générale
2.1. Le Rationalisme
2.2. L’Empirisme
2.3. Le Scepticisme (doute, méfiance, incrédulité)
CONCLUSION
Bibliographie sommaire
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Objectif du cours
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I- Introduction générale
Le terme épistémologie est apparu au début du XXe siècle pour désigner une
branche de la philosophie spécialisée dans l’étude des théories de la
connaissance. Elle s’intéresse, à la définition de la connaissance, aux moyens
pour parvenir à la connaissance et à la justification et sa validité. Elle est une
branche de la philosophie qui s’occupe de la connaissance scientifique et plus
spécifiquement des principes, axiomes, méthodes et résultats. Parlant des
sciences, nous devons comprendre que toutes les disciplines scientifiques
proviennent en effet d’une seule : la philosophie. Celle-ci étant alors
étymologiquement appréhendée comme l’amour du savoir dans sa posture
encyclopédique et panoramique.
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Tout homme est mortel
Or Socrate est un homme
Donc Socrate est mortel.
Ainsi, le chercheur qui s'appuie sur des manuscrits pour aboutir à une conclusion
historique, recourt au raisonnement déductif. Mais il faut distinguer la
déduction comme opération logique de la déduction comme méthode de
recherche. En tant que raisonnement, la déduction est une démonstration de
nature mathématique ; en tant que méthode de travail, elle consiste en une suite
logique d'opérations allant des indices de travail vers des idées plus générales
qui en sont issues. Elle est le contraire de la méthode empirique qui est fondée
sur l'observation et l'expérimentation. Le principal intérêt de la déduction est son
extrême précision. Aussi, elle nécessite le respect de quelques principes de base
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Il s'agit d'une opération mentale qui consiste à passer des faits à la
règle, c'est-à-dire des cas singuliers ou spéciaux aux propositions plus
générales. Cela signifie que le chercheur doit remonter, par le raisonnement,
vers des faits plus généraux à partir des indices particuliers qu'il aura réunis lors
de la phase de documentation.
La problématique de recherche
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On désigne problématique de recherche, l’étape introductive du projet de
recherche à l’intérieur de laquelle sont formulés le problème général de
recherche, la question générale et les questions spécifiques de recherche.
Le cadre théorique
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chaleur, de l’électricité, des ensembles, des nombres, de quanta, de la relativité,
théorie de la révolution, théories atomiques, quantiques…
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CHAPITREII : LES THEORIES DE LA CONNAISSANCE
2.1. Le Rationalisme
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Toute connaissance vient de la raison (démonstration, logique discernement..).
Les sens donnent une vue confuse et provisoire de la réalité des choses. Notre
perception peut nous duper tandis que le raisonnement pur conduit de façon sûre
à des connaissances valides. Toute science s’appuyant sur l’observation
(médecine, astronomie, physique) est douteuse, tandis que les sciences qui
procèdent de la pure déduction sont certaines et indubitables (géométrie,
logique).
2.2. L’Empirisme
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CHAPITRE 3 : Qu’est-ce que la science
Une science est, avant tout, un savoir qui jouit d’un protocole d’institution, de
réalisation, de diffusion et d’impact. Ce type de savoir s’effectue dans un
domaine précis de discursivité et de rationalité. Il se présente sous une forme
systématisée de la pensée objective
Le nombre des disciplines (une centaine à ce jour rien que pour les sciences
formelles : soit environ 60 en Mathématiques, 10 en logique, et 25 en
Informatique théorique) est considérable. Mais la dissémination des disciplines
s’accompagne d’un appauvrissement des méthodes, car chaque méthode finit par
emprunter aux méthodes voisines et éloignées.
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Ainsi, la définition de la science peut être formulée de plusieurs manières en
tenant compte des facteurs et angles d’intérêt. Par exemple, on peut considérer
les dimensions suivantes : fonctionnelle, opératoire, conceptuelle, historique,
pragmatique, instrumentale, axiomatique (certain, clair),, etc. D’ailleurs, nos
lectures des encyclopédies et des dictionnaires spécialisés, ainsi que les textes
des savants et de philosophes montrent bien les différentes définitions qu’on
donne de la science, selon les différents angles et centres d’intérêt. Tous les
champs ou domaines de rationalité qui sont constitués sont qualifiés de «
scientifiques » quand on considère leur caractère et leur prétention à
l’objectivité. Pour éviter la confusion, on utilise souvent des termes distinctifs.
Par exemple, on parle des « sciences dures », « sciences exactes », « sciences
pures », des « sciences fondamentales », « sciences de la nature », « sciences
formelles », « sciences cognitives », « sciences de l’esprit », « sciences
biologiques », « sciences de l’homme et de la société », « sciences des structures
», « sciences appliquées », « sciences expérimentales », etc.
Pour ce qui concerne notre exposé, nous allons retenir qu’une science est, avant
tout, un savoir qui jouit d’un protocole d’institution, de réalisation, de diffusion
et d’impact. Ce type de savoir s’effectue dans un domaine précis de discursivité
et de rationalité. Il se présente sous une forme systématisée de la pensée
objective.
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Le substantif « Science », qu’on utilise parfois imprudemment au singulier, a un
caractère polysémique, parce qu’il subsume, en fait, une réalité plurielle. La
reconnaissance de cette pluralité de domaines dits « scientifiques » conduit elle à
penser que toute pensée objective constitue nécessairement une pensée
scientifique ? On trouvera ainsi, selon l’angle de considération propre à chaque
école épistémologique, non pas une définition carrée et unique, mais plutôt des
définitions de la science ou des sciences. Le philosophe est celui qui reçoit
activement, c’est-à-dire celui qui interroge, de façon critique, les outils de la
pensée que sont les notions, les catégories, les concepts en vue d’une
communauté de pensée, Lesquels science et philosophie sont difficilement
séparables. Dans la perspective d’une philosophie considérée comme l’alfa et
l’oméga de toutes connaissances.
En effet, des difficultés surgissent de toutes parts dans la quête d’une définition
du terme « science ». Pour les surmonter, il faut prendre des précautions
supplémentaires. Ces précautions (historique, sémantique, heuristique, logique,
méthodologique, épistémologique, paradigmatique, etc.) ont une importance
dans la mesure où on pense que la signification véritable de la science, c’est
d’être une méthode de pensée et d’action caractérisée par le refus de s’en tenir
aux apparences, la recherche de la rigueur, la systématisation des connaissances
fragmentaires, la testabilité ou la réfutabilité.
Pour être sûrs que nous parlons des champs de rationalité scientifique qui ont été
bien constitués dans l’histoire de la pensée humaine, il faut procéder à des
classifications des sciences qui, sont inégales importance épistémologique
Aussi, pour éviter les confusions et autres amalgames, des épistémologues ont
dû ériger des critères de distinction. C’est le cas de Platon qui sépare « doxa »
(ensemble des préjugés populaires, présuppositions) et « connaissance ».
Gaston Bachelard reprend cette distinction en demandant qu’on élimine un
premier niveau de difficulté constitué par la « connaissance vulgaire », la «
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connaissance préscientifique » qu’il convient de séparer d’avec la «
connaissance scientifique ». La distinction appelle l’usage de critère démarcatif
à appliquer parce qu’il est motivé par l’urgence d’une communauté de pensée.
Il existe bien plusieurs tableaux de classification des sciences fondés sur des
critères bien différents, parce qu’on peut se fonder sur le but du savoir, les
facultés humaines, l’objet de la science, la simplicité, l’unité de la science, la
méthode, etc.
Aristote assure dans son ouvrage de Métaphysique (1025b) que « toute pensée
est pratique ou poétique ou théorique ». D’où on retient la classification du
savoir en trois groupes :
a) les sciences théoriques dont le but est de faire connaître et d’expliquer les
choses. Ce sont les mathématiques, la physique et la philosophie première ou
métaphysique ;
b) les sciences pratiques qui ont pour rôle de diriger l’homme , soit dans sa vie
personnelle (éthique ou morale), soit dans sa vie familiale (économie), soit dans
sa vie sociale ou politique (politique) ;
Francis Bacon (1561-1626) et Leibniz ont pris pour critère les facultés
humaines. Ils distinguent ainsi, pour ce qui concerne Bacon, trois groupes de
sciences. Il s’agit,
l’objet de la science:
André Marie Ampère (1775-1836) divise les sciences en deux grands groupes :
les sciences cosmologiques ou du monde matériel et les sciences noologiques ou
de l’esprit. Sa division dichotomique des sciences lui permet d’en dégager, au
total, 128 sciences différentes.
la simplicité :
On trouve cette idée chez Descartes (Règles pour la direction de l’esprit, Règle
I). Sous la forme de science unitaire, cette même idée devient un critère retenu
chez les néopositivistes du Cercle de Vienne et leurs épigones qui ont tenté de
réaliser la constitution d’une « théorie de l’unité de la science » intégrant avec
un même statut épistémologique toutes les disciplines depuis les mathématiques
jusqu’à la sociologie.
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3.2. La Classifications des sciences d’Auguste Comte
Pour bien parler des sciences, il faut, d’abord, pouvoir les identifier. Les
différents tableaux classificatoires offrent ainsi la possibilité de répertorier ce
qui, dans le cadre du savoir humain, rentre historiquement dans le groupe des
sciences. Ces différents tableaux classificatoires obéissent à des critères précis
comme nous l’avons indiqué. La classification qui retient ici notre attention est
la classification des sciences opérée par Auguste Comte.
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une approche méthodologique consistant à user de la ruse en vue de connaître la
nature pour l’asservir à nos fins : « On ne lui commande qu’en lui obéissant ».
Quant à Auguste Comte, il ne s’écarte point de ses prédécesseurs. Il aborde la
science dans la même perspective. Il utilise une formule qui résonne comme une
devise positiviste : « savoir pour prévoir, afin de pouvoir ». On comprend à
partir de là, comment Comte s’autorise à faire la police de la science en lui
interdisant les « spéculations inutiles » qui ont constitué, de son point de vue, ses
principales pesanteurs à l’état théologique et à l’état métaphysique.
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formelles. Les liens entre mathématiques et logique, par exemple, sont
complexes dans la mesure où la lecture de ces liens intègre des considérations à
la fois techniques et philosophiques. Le logicisme, par exemple, opère une
réduction des mathématiques à la logique (Russell, Whitehead), tandis que le
formalisme fait de la logique une partie des mathématiques et l’intuitionnisme
soutient une position intermédiaire, à savoir que ces deux sciences sont
partiellement réductrices l’une à l’autre.
3.4. Quel intérêt a-t-on accordé aux mathématiques dans l’histoire des
connaissances humaines? Pourquoi développer une épistémologie des
mathématiques ?
Etudier les sciences formelles consiste donc, avant d’en pénétrer les moindres
nuances, de les situer dans le cadre des classifications des sciences que retient
l’histoire des sciences. Cette dimension transparaît dans les considérations
générales. Après avoir indiqué les compartiments des sciences formelles,
notamment, des mathématiques, nous nous conterons à identifier les
principaux systèmes philosophiques qui structurent l’arrière-plan du champ des
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mathématiques. Car, l’histoire des sciences mathématiques fait intervenir de
nombreux philosophes et leur vision des mathématiques (Platon, Aristote,
Descartes, Leibniz, Kant, Comte, etc.). Autrement dit, il s’agit non pas de faire
des mathématiques, mais plutôt de parler autrement des mathématiques, dire
en quelques mots, comment la philosophie opère en mathématique et dans le
sens inverse aussi.
En effet, nous l’avons déjà indiqué, les philosophes n’ont jamais été indifférents
aux connaissances de type mathématique. La preuve ? Ils ont pensé les
mathématiques et ont développé une pensée sur les mathématiques. Certains
l’ont fait sans nécessairement produire une structure ou une formule
mathématique (Platon, Aristote, Kant, Alain, etc.). « Nul n’entre ici s’il n’est
géomètre » (Platon). La République et le Menon font la promotion des
mathématiques dans la formation des citoyens.
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mathématiques en tant qu’elle s’organise dans un ordre autre que celui de la
rationalité proprement spéculative.
Autrement dit, les mathématiques ont une dimension spéculative que seul le
philosophe est à même de révéler bien que Wittgenstein ait affirmé que les
mathématiques et la philosophie n’ont plus rien à se dire. Or, les exemples que
nous indiquons laissent penser le contraire. C’est à cette dimension que s’attèle
la discussion consacrée aux mathématiques par les philosophes et qui s’articule
sur deux axes fondamentaux, l’un relevant des considérations générales et
l’autre, sur les philosophies qui structurent l’arrière-plan des activités
mathématiques des « mathématiciens créateurs ou concepteurs ».
CONCLUSION
On pourra enfin répondre à la question capitale qui inaugure cette discussion,
et qui consolide les rapports entre philosophie et mathématiques, en évoquant
deux auteurs : René Descartes et André Revuz. d’abord, avec Descartes, qui
parle de la liberté, de la fécondité, de la facilité, de la rigueur de l’esprit, de la
nécessité de cohérence, de la simplicité et de la beauté qu’inspirent « la longue
chaines de raisons, toutes simples et faciles » auxquels aucun philosophe ne
resterait plus longtemps indifférent. Secondement, nous laissons au
mathématicien André Revuz de conclure sur ce que représentent les
mathématiques et qui force le regard critique du philosophe: « La mathématique
n’est pas une technique rébarbative, utilisable seulement dans un domaine
limité, c’est un des modes fondamentaux de la pensée humaine et à ce titre, elle
est un élément indispensable de toute culture digne de ce nom. Il s’agit
d’enseigner cette manière de penser sans la mutiler, sans la réduire à son seul
aspect déductif, sans brimer l’imagination….
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leur lien étroit avec la logique dont elles permettent une étude simple, précise et
féconde, en font une matière de choix pour toute la culture digne de ce nom»
(André Revuz, Mathématique moderne, mathématique vivante, Paris, OCDL,
1963, p. 65).
Bibliographie sommaire
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comme constituant l’instrument le plus puissant que l’esprit
humain puisse employer dans la recherche des lois des
phénomènes naturels »)
enjeux ludiques des mathématiques (Paulus Gerdes)
enjeux scientifiques des mathématiques (Galilée, Descartes,
Leibniz, Comte : références déjà indiquées)
enjeux humanistes (Simone Weil, Réflexions sur les causes de la
liberté, Paris, Gallimard, pp. 89-90: mathématiques et liberté/
Hobbes, Le Léviathan, chapitre II / georg Cantor (1845-1918) a
toujours pensé que l’essence des mathématiques réside dans leur
liberté limitée par les exigences de cohérence/ Quant à Charles
Hermite (1822-1901), il soutient plutôt qu’en mathématique, on
est davantage serviteur que maître. Autrement dit, le géomètre
n’a guère de liberté face aux entités que lui fournit l’intuition)
enjeux éthiques (Philolaûs : « le nombre ne ment pas »)
enjeux linguistiques (Galilée, Descartes, Hobbes/ Hegel, 1970,
Encyclopédie des sciences philosophiques en abrégé, trad. De M.
Gandillac, Paris, Gallimard, pp. 249-250)
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