Comptabilité Publique SALIM
Comptabilité Publique SALIM
Comptabilité Publique SALIM
SALIM ABDELJEBBAR
AVRIL 2017
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I. Principe de séparation des fonctions d’ordonnateur et de
comptable;
II. Principe de la non affectation des recettes aux dépenses;
III. Règles applicables à l’exécution des opérations de
recettes;
Elle est régie par le Décret Royal n° 330.66 du 21 Avril 1967, portant
règlement général de comptabilité publique lequel a donné naissance
au Décret n° 2.76.576 du 30 Septembre 1976 portant règlement de la
comptabilité des collectivités locales et de leurs groupements. Abrogé
par le Décret n° 2.09.441 du (17 Moharrem 1431) 3 janvier 2010.
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Introduction
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(ART 3 DRGCP):
L’exécution des opérations financières
des organismes publics est assurée par
deux ordres d'agents distincts et séparés :
les ordonnateurs
et
les Comptables publics.
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1/ les fonctions d'ordonnateur sont distinctes de
celles du comptable ;
Le but de la séparation entre les fonctions d’ordonnateur et les
fonctions de comptable , tient à deux ordres de considérations :
-nécessité d’une certaine division du travail ;
-condition de l'organisation d'un contrôle des opérations
administratives aussi bien au stade d’engagement qu’ au stade du
paiement.
La distinction établie entre la fonction d'ordonnateur et celle de
comptable serait inutile et le contrôle qu'elle permet serait vain.
D’où, renforcement du principe de distinction par
le principe d’incompatibilité des fonctions (art 4).
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2− les fonctions d'ordonnateur sont incompatibles avec celles du
comptable.
l’incompatibilité vise à :
- permettre la spécialisation des agents, les uns dans les fonctions
d'administration générale, les autres dans les fonctions de caisse
et de comptabilité et assurer un contrôle permanent de toutes les
opérations de recettes et de dépenses;
-délimiter les responsabilités respectives,de nature différente, qui
pèsent sur les ordonnateurs et sur les comptables.
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L’incompatibilité est sanctionnée par
l'assujettissement des ordonnateurs qui se
seraient immiscés dans les fonctions réservées aux
comptables, aux mêmes obligations et à la même
responsabilité que les comptables publics.
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La division des tâches est bien nette:
Y Les ordonnateurs sont chargés de prendre des
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La distinction entre deux catégories d’agents (ceux
qui décident des dépenses et des recettes et ceux qui
les payent ou les recouvrent)
permet d’organiser un contrôle des seconds sur les actes
initiés par les premiers.
La règle de la séparation répond ici à un souci
de sécurité.
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Les ordonnateurs/Définition
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Les comptables publics/Définition
-ART 2 la loi n°61.99 sur la responsabilité des ordonnateurs,des
contrôleurs et des comptables publics.
-art 3 du décret Royal du 21 avril 1967.
- Catégories TGR:
- Le TGR , le trésorier principal(C.N.T), les trésoriers
ministériels; les trésoriers préfectoraux ou provinciaux,les
trésoriers communaux ,les percepteurs –receveurs communaux,
les receveurs communaux et les payeurs et agents comptables à
l’étranger, les comptables près du Parlement, de la Cour des
comptes…
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- Les autres comptables
II s’agit de comptables qui ont des compétences spéciales:les
receveurs comptables des douanes et des impôts indirects, les
receveurs de l’administration fiscale, les secrétaires greffiers près les
juridictions du Royaume.
Ces comptables ont été érigés en comptables principaux
et donc tenus de présenter leurs comptes des services qu’ils gèrent à
la Cour des comptes pour l’ensemble des opérations de recettes et de
dépenses qu'ils ont la charge d'exécuter.
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Principe/Art 9 de la loi organique relative à la loi de finances:
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Exception:
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• Créances semblables à celles des personnes privées:
produits du domaine ; produits des exploitations industrielles
ou commerciales…
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b) Autorisation budgétaire:
La nécessité de l'autorisation (vote et contrôle) ;
« le budget est l'acte par lequel sont prévues et autorisées
les recettes et les dépenses des organismes publics ».
• La sanction / concussionnaires
Dispositions reprises chaque année par la loi de finances
(Article premier du titre premier relatif aux dispositions
des recettes publiques de chaque loi de finance )
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2- La procédure de mise en recouvrement des recettes publiques
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• La mise en recouvrement
a)Autorités compétentes pour émettre les ordres de recette
(ordonnateur ou sous ordonnateur)
b)Forme des ordres de recette :(rôles :impôts et taxes/titres ou
ordres de recettes collectifs, ordre de recettes individuel; amendes
et condamnations pécuniaire :arrêts ou jugements; débets
administratifs/débet juridictionnel :Décision et arrêt)
c) Force exécutoire des ordres de recette :
Les ordres de recette /impôts et taxe de l’État et col loc et
établissement publics sont revêtus de la formule exécutoire dès
leur émission par l’ordonnateur concerné selon le cas. article 8 et
9 du code de recouvrement.
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Quant aux arrêts et extraits de jugements se rapportant aux
amendes et condamnations pécuniaires, aux frais de justice et
les arrêts de débet prononcés par les juridictions financières sont
exécutoires dès qu’ils sont devenus définitif .càd dès qu’ils sont
passés en force de chose jugée.
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Les autres procédures d'apurement des recettes
publiques:
*La remise gracieuse: (décision de renonciation aux créances
publiques: prononcée par décret du Premier ministre sur proposition
du ministre chargé des finances. art 76 RGCP 1967 , SM le Roi pour
les amendes et condamnations pécuniaires dans le cadre des remises
de peines).
*L'admission-en non valeur AENV/Créances irrécouvrables:
insolvabilité et disparition des débiteurs.
Les demandes des comptables AENV, appuyées des pièces
justificatives, sont examinées, selon le cas , et les motifs de non
recouvrement qu'ils allèguent vérifiés. (art. 126 du code de
recouvrement).
La décision d'admission en non valeur est ensuite prise par des
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autorités qui diffèrent suivant la nature des recettes non recouvrée.
L’AENV a pour effet:
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*La prescription
Principe:
« Dans tous les systèmes juridiques, on admet que les droits
et les obligations ne sont pas éternels, le temps les use en
quelque sorte et les fait disparaître »
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• La prescription: art. 123 du code de recouvrement
« L’action en recouvrement des impôts et taxes des droits de douanes, des
droits d’enregistrements se prescrit par quatre ans à compter de la date
de leur mise en recouvrement »
Y Autres délais :Selon les textes régissant les créances concernées. A défaut,
selon les règles prévues au Dahir formant code des obligations et des
contrats du 1913)
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Y Effets de la prescription:
- Empêche les poursuites contre les redevables à des
fins de recouvrement,
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b) origine involontaire/résultent de faits matériels qui engagent
la responsabilité de l’organisme public.
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DISTINCTION entre opportunité et régularité:
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2- La procédure de mise en paiement des dépenses
publiques
passe par deux étapes:
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Y La liquidation ( art 34 du DRCP)
« La liquidation a pour objet de vérifier la réalité des dettes
publiques et à en arrêter le montant »
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Y L’ordonnancement ( art 35 du DRCP)
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B/ Le contrôle de la validité des dépenses
Les titres d'ordonnancement ou de paiement émis par les
ordonnateurs sont adressés par eux aux comptables
assignataires, qui sont seuls chargés du paiement des
dépenses publiques.
«Le paiement est l'acte par lequel les organismes publics se
libèrent de leurs dettes (D.R. du 21 Avril 1967 art. 41 ).
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-Si le contrôle révèle des irrégularités: SUSPENSION DU PAIEMENT
( note de rejet à l’ordonnateur pour régularisation);
-Si régularisations impossibles, la suspension devient définitive , sauf
REQUISITION ( l’ordonnateur requiert qu’il soit passé outre par
écrit et sous sa responsabilité).art 29 du DCDE.
Toutefois , ce droit de réquisition ne joue pas lorsque la suspension
de paiement est motivée par:
• soit l'absence, l'indisponibilité ou l'insuffisance de crédits ;
• soit le défaut du caractère libératoire du règlement ;
• soit l'absence du visa préalable d'engagement.
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3- La procédure d’apurement des dépenses publiques
opposée?
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D Le paiement ( art 41 et 45 du DRCP)
Le mode ordinaire d'apurement des dépenses publiques est le
paiement des sommes dues aux créanciers des organismes
Publics.
Le paiement est une opération de trésorerie, qui peut avoir lieu jusqu'à
l’expiration du délai de prescription des dettes publiques .
«le règlement des dépenses publiques est effectué par remise
d'espèces , de chèques, de mandats postaux par virements
bancaires ou postaux » art 45 du RGCP de 1967.
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D La prescription et la déchéance
La prescription ou la déchéance est une mesure sévère mais
nécessaire, prise à l’encontre des créanciers négligents. Elle vise
à apurer les comptes de l’Etat dans un délai raisonnable.
Article 1de la loi n° 56.03 du 21 avril 2004 relative à la
prescription des créances sur l’État et les collectivités locales
énonce les principes essentiels de la prescription des dettes
publiques: «sont prescrites et définitivement éteintes au profit de
l'État et des collectivités locales toutes les créances qui n'ont pu être
liquidées, ordonnancées et payées dans un délai de 4 ans, à partir du
1er jour de l’année budgétaire au cours de laquelle les droits ont été
acquis pour les créanciers domiciliés au Maroc et dans un délai de 5
ans pour les créanciers résidant hors du territoire national ».
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*article 2 de la même loi ajoute :
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Qui peut opposer la déchéance?
A° Le fait de l’administration
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Levée de prescription
ART 3 de la loi susvisée: lorsque, par la faute de
l'administration, une créance n'a pas été ordonnancée et/ou
payée au profit de son bénéficiaire avant l’expiration du délai
de prescription, l’ordonnateur a la possibilité de prendre
un certificat de relèvement de prescription soumis au visa
du ministre des finances ou de la personne déléguée par lui à
cet effet ; ledit certificat doit bien entendu préciser les motifs
ayant été à l’origine du retard imputable à l’administration.
Ledit certificat a pour effet de rattacher la créance à l’année
au cours de laquelle elle est prise et de faire courir un
nouveau délai a/c de ladite année budgétaire.
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B° Introduction d’une action en justice
Il faut que l'instance soit introduite et que l’action en justice soit fondée
sur la même cause que la créance menacée de déchéance.
Il importe de souligner que dans les cas d’espèce, le certificat de relèvement
de prescription n’est pas exigé, l’extrait de jugement constitue, dans ce cas, la
pièce justificative de la dépense.
Il est à préciser que la prescription recommence à courir à compter du
1er Janvier de l'année au cours de laquelle le jugement rendu a été
notifié.
C° promotions du personnel
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La comptabilité de l’Etat se compose:
-d’une comptabilité générale,
-d’une comptabilité administrative,
-d’une comptabilité des engagements de
dépense, et d’une comptabilité des matières,
valeurs et titres.
Elle est tenue par année civile
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Le Trésorier Général est le comptable supérieur du Royaume.
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Comptes de fin d’année
Au vu des situations budgétaires consolidées résultant de la comptabilité
administrative des ordonnateurs et des sous ordonnateurs, et des comptes
des services de l’État établis par les comptables, le ministre chargé des
finances établit le compte général du Royaume (CGR) qu’il adresse à
la Cour des comptes avec le projet annuel de la loi de règlement. art
127 du RGCP 1967.
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Article 47 de la LOF: « Une loi dite de règlement constate le montant définitif
des encaissements de recettes et des ordonnancements de dépenses se
rapportant à une même année budgétaire et arrête le compte de résultat de
l'année ».
Ce projet de loi doit être déposé sur le bureau d'une des deux chambres du
Parlement, au plus tard, à la fin de la deuxième année budgétaire qui suit
l'année d'exécution de la loi de finances.
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Reddition des comptes
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Mise en état d’examen MEE:
la MEE des comptes des collectivités locales et
de leurs groupements par les trésoriers
provinciaux et préfectoraux.
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Merci pour
votre attention
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