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« Direction générale de la Sécurité intérieure » : différence entre les versions

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Elle serait composée d'environ {{formatnum:4000}} fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST, et 80 % de ceux de la [[Direction centrale des Renseignements généraux]] (RG) dont trois mille policiers dits ''actifs'' et habilités ''[[Secret défense]]'' et 175 [[Commissaire de police (France)|commissaires de police]] (soit 10 % de l'effectif de ces derniers). Ces policiers et commissaires habilités seront implantés par zone dans chaque département<ref>{{fr}} [http://www.lemonde.fr/web/depeches/0,14-0,39-36014447@7-40,0.html ''Renseignement: la fusion RG-DST au Journal officiel'', AFP, 28 juin 2008]</ref>{{,}}<ref name=mi/>.
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La DCRI compte huit sous-directions. Celles-ci sont chargées du contre-espionnage, de l'antiterrorisme, de la protection du patrimoine, des contestations sociétales, du soutien technique et opérationnel, ainsi que de l'administration. Elle compte également une sous-direction des relations internationales<ref>[http://www.intelligenceonline.fr/detail/detail_articles/p_detail.asp?DOC_I_ID=44185062&Context=CAN&ContextInfos=chan_rub_iof_sommaire&Service=ART&CodeAffilie=A_INDIGO ''La DCRI en ordre de marche'', Intelligence Online, 26 juin 2008]</ref>.
La DCRI compte huit sous-directions. Celles-ci sont chargées de la protection économique ( [[Gilles Gray]] ), du terrorisme ( [[Michel GUERIN]] ), des technologies du renseignement ( [[Michel Pages]] ), de la subversion violente ( [[Françoise Bilancini]] ), de l'administration générale ( [[Thierry Matta]] ), des supports ( [[Jean-François Lelievre]] ), du contre-espionnage ( [[Jean PETRONILLE]] ). Elle compte également une sous-direction des affaires internationales ( [[Eric Toucas]] )<ref>[http://www.intelligenceonline.fr/detail/detail_articles/p_detail.asp?DOC_I_ID=44185062&Context=CAN&ContextInfos=chan_rub_iof_sommaire&Service=ART&CodeAffilie=A_INDIGO ''La DCRI en ordre de marche'', Intelligence Online, 26 juin 2008]</ref>. Mme [[Lucile Rolland]] est chef d'état-major.


La branche « courses et jeux » des RG sera transférée à la [[Direction centrale de la police judiciaire]] (DCPJ). Quant à la [[Préfecture de police de Paris]], elle conservera ses propres agents des RG<ref>{{en}} [http://www.esisc.org/ European Strategic Intelligence and Security Center]</ref>.
La branche « courses et jeux » des RG sera transférée à la [[Direction centrale de la police judiciaire]] (DCPJ). Quant à la [[Préfecture de police de Paris]], elle conservera ses propres agents des RG<ref>{{en}} [http://www.esisc.org/ European Strategic Intelligence and Security Center]</ref>.

Version du 5 septembre 2008 à 00:14

Direction centrale du renseignement intérieur
Situation
Création 1er juillet 2008
Type Service de renseignement
Siège 84 rue de Villiers, Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)
Coordonnées 48° 53′ 42″ N, 2° 17′ 14″ E
Langue Français
Budget 41 millions d'euros [1]
Organisation
Effectifs ~ 4 000
Directeur Bernard Squarcini
Personnes clés René Bailly
Patrick Calvar
Organisations affiliées Ministère de l'Intérieur français,
Direction générale de la police nationale


La Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) est le service de renseignements du ministère de l'Intérieur français, au sein de la direction générale de la police nationale, né de la fusion de la Direction de la surveillance du territoire (DST) et de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG)[2],[3]. Ce service est opérationnel depuis le [4]. Selon le communiqué du ministère de l'intérieur, « la DCRI se veut un "FBI à la française" en matière de renseignement »[5].

Historique

La fusion fut annoncée par le ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie le 13 septembre 2007[6]. Les textes fondateurs de la DCRI ont été adoptés le 7 avril 2008 et la fusion entre les RG et la DST effective le mardi 1er juillet 2008.

Bernard Squarcini, directeur de la Direction de la surveillance du territoire (DST) en 2007, est nommé à la tête de cette organisation. Il est assisté d'un ancien fonctionnaire des RG, Maurice Bailly, et d'un ancien fonctionnaire de la DST, Patrick Calvar.

Organisation

Son siège est situé dans l'immeuble des services de renseignement, ultra-sécurisés, inauguré en mai 2007, au 84 rue de Villiers, à Levallois-Perret (Hauts-de-Seine)[7].

Elle serait composée d'environ 4 000 fonctionnaires, soit la totalité des effectifs de la DST, et 80 % de ceux de la Direction centrale des Renseignements généraux (RG) dont trois mille policiers dits actifs et habilités Secret défense et 175 commissaires de police (soit 10 % de l'effectif de ces derniers). Ces policiers et commissaires habilités seront implantés par zone dans chaque département[8],[5].

La DCRI compte huit sous-directions. Celles-ci sont chargées de la protection économique ( Gilles Gray ), du terrorisme ( Michel GUERIN ), des technologies du renseignement ( Michel Pages ), de la subversion violente ( Françoise Bilancini ), de l'administration générale ( Thierry Matta ), des supports ( Jean-François Lelievre ), du contre-espionnage ( Jean PETRONILLE ). Elle compte également une sous-direction des affaires internationales ( Eric Toucas )[9]. Mme Lucile Rolland est chef d'état-major.

La branche « courses et jeux » des RG sera transférée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ). Quant à la Préfecture de police de Paris, elle conservera ses propres agents des RG[10].

Cet organisme serait doté d'un fichier nommé Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux), classé "secret défense", qui, outre des données personnelles sur les personnes fichées, engloberait leurs proches et leurs relations. Il n'est pas soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL). Il est né le 1er juillet 2008 de la fusion d'une partie du fichier des Renseignements Généraux, et de celui de la DST.[11]

Missions

Les missions de la DCRI sont inspirées de celles anciennement confiées à la DST et aux RG :

  • prévention et lutte contre les ingérences et les menaces étrangères (Contre-espionnage),
  • prévention et lutte contre le terrorisme et de tout acte « visant à porter atteinte à l'autorité de l'État, au secret de la défense nationale ou au patrimoine économique du pays »,
  • surveillance des communications et lutte contre le cybercrime,
  • surveillance des mouvements, groupes ou organisations subversifs violents et des phénomènes de société précurseurs de menaces[4],[5].

À l'exception de l'analyse des mouvements sociaux, les missions de la DCRI sont considérées comme relevant du « Secret Défense ».

Notes et références

  1. Budget de l'ensemble du renseignement intérieur
  2. Article de LeMonde.fr
  3. Article de LeFigaro.fr
  4. a et b Décret n° 2008-609 du 27 juin 2008 relatif aux missions et à l'organisation de la direction centrale du renseignement intérieur, lire sur Légifrance
  5. a b et c Communiqué du ministère de l'intérieur (mis à jour au 02/07/2008) [1]
  6. Discours du ministre de l'Intérieur français du 17 septembre 2007 [lire en ligne]
  7. (fr) La DCRI : un FBI à la française, Le Figaro, 30 juin 2008
  8. (fr) Renseignement: la fusion RG-DST au Journal officiel, AFP, 28 juin 2008
  9. La DCRI en ordre de marche, Intelligence Online, 26 juin 2008
  10. (en) European Strategic Intelligence and Security Center
  11. Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police, Le Monde, 24 juillet 2008.

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Modèle:Services de renseignement français

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